L'importance du microbiote : voici comment une flore intestinale en santé pourrait aider à vaincre le cancer
Équipe Salut Bonjour
Depuis quelques mois, l'équipe de Salut Bonjour rencontre des médecins, des chercheurs, des porte-paroles de l'Institut du cancer de Montréal pour mettre de l'avant les belles avancées réalisées par ces gens qui révolutionnent la recherche sur le cancer. Ce matin, c'est Meriem Messaouadene, Ph. D. chercheuse en immunologie et en oncologie, spécialiste du microbiote, et membre de l’Institut du cancer de Montréal, qui était avec nous sur le plateau.
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Quel est le rôle concret que vous occupez à l'Institut?
«Effectivement, je suis chercheuse en immunologie et oncologie, spécialiste du microbiote au CRCHUM. Je dirige et je coordonne des projets de recherche pour essayer de mieux comprendre notre microbiote intestinal et leur impact sur le traitement contre le cancer et plus particulièrement, les immunothérapies. Je travaille main dans la main avec d'autres chercheurs, des cliniciens pour justement transformer nos découvertes en outils thérapeutique, pour améliorer les traitements contre le cancer et améliorer la vie des patients qu'on a au CHUM.»
Vous avez un parcours professionnel très intéressant, un parcours international, vous avez étudié à Paris au Centre Gustave Roussy, aux États-Unis aussi, vous êtes allée faire un tour là-bas, pourquoi vous avez choisi l'Institut de cancer de Montréal?
«Le choix m'a paru assez évident. Il faut savoir que Montréal est une ville avec un écosystème de recherche et d'innovation assez exceptionnel. Pourquoi? En fait, parce qu'il y a plusieurs programmes de recherche qui sont mis en place. Notamment, le programme de recherche et de rapatriement des cerveaux, mis en place avec l'Institut du cancer de Montréal, qui nous permet de revenir et de commencer nos travaux ici, dans un environnement adéquat, déjà avec des fonds de recherche qui nous permettent de commencer directement nos recherches et d'aller plus vite. Ils essaient de recruter des professionnels autant qualifiés à l'international pour venir à Montréal, ils nous offrent l'argent nécessaire pour commencer, initier et développer notre recherche sur le terrain et avec tous les moyens nécessaires.»
On parle du microbiote, il est question d'avancées dans la recherche, des traitements peut-être ou même guérison?
«Il va falloir commencer par définir le microbiote, c'est quoi, c'est toutes les petites bactéries que l'on retrouve au niveau de notre intestin. On sait aujourd'hui que ces bactéries ne sont pas là au hasard, elles permettent d'éduquer et de participer à l'éducation de notre système immunitaire. Il faut savoir que le système immunitaire est au coeur du contrôle et de l'efficacité de beaucoup de traitements contre le cancer, notamment les immunothérapies. Donc, mieux comprendre la composition de notre microbiote intestinal, c'est mieux comprendre comment évolue et comment on peut contrôler ce cancer et surtout développer des stratégies thérapeutiques pour modifier un mauvais microbiote en bon microbiote. Et, ainsi, faire évoluer les traitements déja actuels et impacter sur leur efficacité, améliorer leur efficacité. Transformer un outil de recherche que l'on connaît en outil thérapeutique pour mieux prendre en charge les patients.»
Vous avez clairement expliquer l'importance de la recherche, de ses fonds, de cette philanthropie qui existent ici à Montréal, mais tout le monde peut contribuer, il y a encore une campagne de financement qui est en cours pour l'Institut de cancer de Montréal?
«Elle est constante et déterminante. Les dons que l'on reçoit pour la recherche sont primordiaux parce que c'est vraiment le coeur de notre financement. Il faut savoir que la majorité de notre financement vient de la philanthropie donc ça nous permet de vivre et de maintenir notre recherche au quotidien.»