La SAQ ferme son espace de dégustation POP après cinq mois


Julien McEvoy
L’expérience de dégustation SAQ POP prendra fin dimanche prochain sur l’avenue du Mont-Royal, à Montréal, après cinq petits mois d’activité.
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La Société des alcools (SAQ) met fin à ce projet pilote lancé cet été dans le contexte de baisse de ses ventes.
«Le bail se termine à la mi-janvier, mais la succursale fermera dimanche prochain pour nous donner le temps de vider le local et le libérer dans les délais convenus», explique Linda Bouchard, porte-parole de la société d’État.
La SAQ va maintenant analyser les données récoltées durant l’expérience avant de décider si le concept mérite d’être repris ailleurs.
Dans cet espace unique, les clients pouvaient goûter jusqu’à cinq produits par jour parmi une cinquantaine d’alcools proposés. La dégustation coûtait 10$, remboursés en points Inspire si un achat en ligne suivait la visite.
Impossible toutefois de repartir avec une bouteille, puisque rien n’était vendu sur place.

Un après l’autre
Le concept devait être testé durant six mois selon l’annonce faite en juillet dernier. Si les résultats s’avéraient concluants, une SAQ POP permanente pouvait voir le jour, voire inspirer d’autres succursales au Québec.
Les ventes de la SAQ sont en décroissance depuis deux ans. La société d’État a fermé huit succursales traditionnelles en 2025 seulement, dont celles de Stanstead, du Vieux-Hull, de Baie-D’Urfé, de Ville-Émard et de Chicoutimi.
Pour compenser cette baisse, la SAQ multiplie les projets pilotes: miniagences dans six dépanneurs et épiceries depuis mai, vente de produits dérivés dans certaines succursales, horaires prolongés jusqu’à 23h dans des SAQ Express, et éventuellement livraison via des plateformes comme Uber Eats.
«On verse 1,4 milliard à l’État du Québec chaque année depuis deux ans. Si on veut que ça continue, il faut retrouver cette légère croissance», justifiait en mars dernier Jacques Farcy, le patron de la SAQ.
La Direction régionale de santé publique de Montréal avait toutefois sonné l’alerte en juin au sujet des miniagences, prévenant que la multiplication des points de vente et l’extension des heures d’ouverture «augmentent les impacts à la santé liés à l’alcool».
Les analyses des résultats de SAQ POP seront rendues publiques dans les prochains mois.
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