Le monde est «chanceux» d’avoir Joe Biden, dit Justin Trudeau en soutien au président

Raphaël Pirro
En pleine tourmente après son débat désastreux contre Donald Trump il y a deux semaines, Joe Biden peut au moins compter sur l’appui de Justin Trudeau, qui a eu de bons mots pour le président américain jeudi.
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«Nous sommes chanceux, dans la communauté internationale, d’avoir la présence de Joe Biden à l’OTAN et au G7 dans une période extraordinairement importante», a lancé Justin Trudeau, qui côtoie l’homme, dans les grands rendez-vous mondiaux depuis presque quatre ans.
En marge d’une conférence de presse à Washington pour le sommet de l’OTAN, M. Trudeau a décrit Joe Biden comme «un leader avec énormément d’expérience, mais aussi avec une profondeur et une sagesse extrêmement importantes» avec qui il a «bien hâte de continuer de travailler».
Le premier ministre répondait à une question d’une journaliste canadienne sur l’«acuité mentale» de son homologue américain, qu’il a pu voir de près dans les derniers jours. Il ne s’est pas prononcé sur l’état de santé de Joe Biden.
Réunis dans la capitale américaine, les leaders des pays de l’OTAN étaient conviés à un souper d’honneur offert par les Biden, le président et la première dame Jill Biden.
Ce n’est un secret pour personne que le gouvernement de Justin Trudeau serait soulagé de l’élection d’un démocrate aux États-Unis, mais pour l’heure, les sondages placent les républicains légèrement en avance.
Rien ne va plus pour Joe Biden depuis sa performance calamiteuse au débat présidentiel contre Donald Trump, il y a deux semaines, à CNN.
Le débat a donné l’occasion de voir un Joe Biden fortement affaibli, cherchant ses mots et ayant parfois l’air carrément perdu.
Depuis, en coulisses comme en public, des sympathisants, des bailleurs de fonds et même une poignée d’élus démocrates ont demandé à Joe Biden de se retirer de la course pour laisser sa place à un autre candidat, au risque de perdre les élections contre Donald Trump.
Ces inquiétudes ne cessent d’être battues en brèche par Joe Biden, mais rien n’y fait: la pression continue de monter sur le clan présidentiel. Le New York Times prétendait récemment que l’acuité mentale de M. Biden s’était détériorée au courant des derniers mois.