Le prince Harry déchiré

Pourtant, derrière les sourires de façade, un malaise persiste.

Isabelle Hontebeyrie

2026-01-22T11:00:00Z

Depuis son départ de la monarchie en 2020, le prince Harry semble avoir bâti une vie idéale à Montecito. Pourtant, derrière les sourires de façade, un malaise persiste.

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Le centre de gravité du couple a radicalement basculé, car c’est désormais Meghan qui s’impose comme le principal soutien financier de la famille. Tandis que les contrats initiaux de Harry s’essoufflent, la duchesse multiplie les activités lucratives. Entre le lancement de sa marque de lifestyle American Riviera Orchard, ses projets de séries sur la cuisine et le jardinage avec Netflix (qui semblent, par contre, voués à l’échec), et ses investissements stratégiques, elle assure l'essentiel des revenus du foyer. Cette réussite l'ancre définitivement aux États-Unis, là où Harry semble encore chercher sa place. Sa bataille juridique pour récupérer sa protection policière permanente demeure toutefois le verrou principal bloquant le retour de sa famille au pays.

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Un quotidien centré sur Archie et Lilibet

Malgré ce sentiment de déracinement social qui pèse sur Harry — lequel ressent cruellement l'absence de ses amis d'enfance —, la vie à Montecito offre au couple une proximité inédite avec leurs deux enfants. Harry et Meghan se décrivent comme des parents «extrêmement présents», refusant de déléguer l'éducation d'Archie et de Lilibet à une armée de gouvernantes comme le veut la tradition royale. Leur quotidien est rythmé par les activités scolaires et les jeux dans leur vaste domaine, créant une bulle familiale protectrice. Pour Meghan, cette vie californienne, loin de la rigidité de Londres, est l'unique cadre possible pour l'épanouissement des enfants.

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Ce déchirement émotif atteint son paroxysme lors des périodes des fêtes, pendant lesquelles Harry repense avec une mélancolie évidente aux Noëls passés à Sandringham. Dans son entrevue accordée en mai dernier, il se confiait d'ailleurs avec une rare vulnérabilité sur l'importance des liens de sang: «J'aime ma famille», avait-il déclaré avec franchise. Évoquant la maladie du roi, il avait ajouté être «reconnaissant d'avoir pu passer du temps avec lui», affirmant sa conviction que «toute maladie, toute affection, rapproche les familles». Pourtant, malgré ce désir affiché de voir l'adversité réunir les Sussex et les Windsor, le mur de silence provenant de Buckingham Palace reste infranchissable. Harry est aujourd'hui tiraillé entre la protection de Meghan — qui a tourné la page — et son besoin de ne pas devenir un étranger sur sa terre natale.

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Un rendez-vous manqué avec la Couronne

L'amertume de cet exil prend une tournure concrète lors de ses brefs passages à Londres. Selon People, Harry doit se rendre au Royaume-Uni prochainement, mais une rencontre avec le roi Charles III semble exclue. Bien qu'ils se soient vus brièvement l'an dernier, le monarque souhaite éviter tout contact lié aux litiges judiciaires et séjournera probablement en Écosse durant le passage de son fils. Ce refus paternel souligne la distance croissante qui perdure; même lorsque Harry franchit l'océan, les portes du palais restent closes.

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