Le réseau se prépare-t-il à une troisième vague «teintée de variants»?
Agence QMI
Le mini-déconfinement annoncé hier par le gouvernement Legault améliorera le moral des Québécois et sera certainement bénéfique, mais il ne faut pas exclure l’arrivée d’une troisième vague dans les prochaines semaines.
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C’est ce que croit le Dr Éric Sabbah, cardiologue qui travaille notamment aux soins intensifs de l’Hôpital Pierre-Boucher, en Montérégie.
«On s’attend tous à avoir une autre vague, possiblement une dernière vague, on le souhaite, si la vaccination peut aller bon train. Une vague qui soit teintée de variants, comme dans les autres pays, une vague qui pourrait être plus élevée que les précédentes», avertit le médecin, en entrevue sur les ondes de LCN.
Bien qu’il constate une baisse importante de l’achalandage aux soins intensifs de son hôpital, il considère que les autorités veulent réduire les cas pour être prêtes s’il y a une troisième vague.
- Écoutez l’entrevue de Dre Amélie Boisclair qui travaille aux soins intensifs en zone rouge
À Pierre-Boucher, le département de gériatrie déménage dans une résidence, permettant de libérer de nombreux lits.
«Je pense qu’on agit un peu par précaution, étant donné les variants qui sont là et avec l’historique des autres pays, qui démontre une vague plus forte à venir avec les variants prédominants.»
«Mauvaises raisons» du confinement
Le Dr Sabbah ne craint toutefois pas le déconfinement partiel, qui profitera à la santé mentale des Québécois et au moral des travailleurs de la santé.
Il se dit néanmoins «mal à l’aise» avec les raisons que le gouvernement a invoquées pour justifier le maintien d’un confinement partiel.
«C’est plutôt parce que la capacité du réseau n’a pas été augmentée, parce que les tests rapides n’ont pas été déployés, parce que le traçage des contacts ne s’est pas amélioré, et la surveillance des confinements... Toutes ces raisons et l’absence de vaccination font en sorte qu’on est obligé d’agir ainsi [et de se confiner]», a tenu à préciser le cardiologue.