Le TAL révèle la hausse moyenne des loyers en 2026

Zoé Arcand

2026-01-20T18:25:10Z

La nouvelle méthode de calcul de la hausse de loyer est entrée en vigueur le 1er janvier. Dernièrement, on vous résumait les changements apportés à retenir. Les locataires québécois pourraient voir leur loyer augmenter cette année de 3,1% comme le propose le Tribunal administratif du logement (TAL) avec sa nouvelle méthode de calcul, dévoilée lundi 19 janvier 2026.

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« Il s’agit du taux le plus élevé des 20 dernières années, à l’exception de 2024 [4%] et 2025 [5,9%] », a déploré le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ). La hausse fixée par le TAL lundi a été établie cette année à 3,1%, selon une nouvelle méthode de calcul (voir tableau ci-bas).

Il se base sur la moyenne de l’indice des prix à la consommation (IPC) des trois dernières années. Avec cette méthode, la hausse moyenne des loyers est donc plus prévisible. Mais les propriétaires pourront augmenter davantage les loyers, dont les baux commencent le 2 avril, en utilisant trois autres éléments (voir ci-bas).

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Plus de pression

À Montréal, le loyer moyen pour un appartement de deux chambres est de 1346$ par mois, selon la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL). Avec la nouvelle hausse, son prix mensuel pourrait augmenter de 41,73$ et atteindre 1387,73$. Annuellement, ce serait donc 500,75$ de moins dans les poches des locataires. À Québec, pour un appartement similaire, qui coûte en moyenne 1277$, le locataire aurait donc une augmentation mensuelle de loyer de 39,59$.

La nouvelle hausse met encore une pression financière sur les locataires: « Sans registre et sans réel contrôle des loyers, les locataires n’ont aucune chance de voir la situation s’améliorer », a déploré le RCLALQ.

La portion du loyer liée aux services des personnes en résidences pour aînée pourra augmenté de 6,7%. La portion restante du loyer demeure assujettie au taux général de 3,1%. De plus, la majoration varie selon le niveau de services offerts au résident. L’Association des Comités de Résidents Officielle du Québec souhaite que le Québec imite d’autres provinces « qui ont fixé un maximum d’augmentation de la facture des loyers ».

En Ontario, la hausse des loyers plafonne à 2,1% pour 2026 et ne peut pas dépasser 2,5% depuis 2012.

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Vic Lauren
Vic Lauren

Nouvelle méthode simplifiée

Seulement quatre variantes, au lieu de 12, sont prises en compte dans la nouvelle méthode de calcul du TAL:

  • La moyenne de l’inflation des trois dernières années, dont le total cette année est de 3,1%, ce qui est l’élément central;
  • L’ajout de 5% des dépenses effectuées pour des rénovations dans le logement ou l’immeuble qui pourront s’élever jusqu’à 5%;
  • La variation des taxes municipales et scolaires;
  • La variation des primes d’assurance.

Plus de détails par ici.

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