Les prix des tout-inclus explosent en raison de la crise à Cuba

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David Descôteaux

2026-02-19T20:00:00Z

Avec Cuba en moins, plusieurs voyageurs devront rapidement revoir leurs plans... et leur budget. Les prix grimpent et les places pour les destinations soleil sont une denrée rare.

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Les rabais habituels vers les destinations soleil sont limités cette année, en grande partie en raison de la suspension des vols vers Cuba provoquée par une importante pénurie de carburant sur l’île.

Habituellement, Le Journal de Montréal répertorie des centaines d’offres avantageuses vers le Sud pour les 28 jours suivants. Cette semaine, on ne recense que 37 forfaits sous les 2000 $. La semaine précédente (déjà sans inclure Cuba), on en comptait 159 à ce prix. En quelques jours, les transporteurs ont clairement ajusté leurs tarifs à la hausse.

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La situation découle de la décision des autorités cubaines de suspendre l’approvisionnement en kérosène au moins jusqu’à la mi-mars, faute de livraisons de pétrole. Les réserves seraient pratiquement épuisées.

À cela s’ajoute la menace américaine d’imposer des sanctions aux pays exportant du pétrole vers Cuba, ce qui complique davantage l’accès à l’énergie pour l’île.

La redistribution crée un effet domino

« Habituellement, la clientèle pour le Sud se répartit grosso modo ainsi : un tiers au Mexique, un tiers à Cuba, un tiers en République dominicaine, résume Moscou Côté, président de l’Association des agents de voyages du Québec. Or, ceux qui ne peuvent plus aller à Cuba doivent se tourner vers les deux autres destinations, même si elles sont plus chères. »

Cette redistribution crée une pression et entraîne une hausse des prix. « C’est l’offre et la demande. Moins d’options, plus de demande ailleurs, donc les prix montent », explique-t-il.

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Sur le terrain, les agences de voyages confirment la tendance.« Il n’y a presque plus de sièges, alors les prix montent, et là, comme Cuba est fermé, les gens se sont tournés vers d’autres destinations », souligne Guylaine Joyal, de Vacances Jetsud.

« Les prix sont aussi en hausse simplement parce que c’est la semaine de relâche bientôt, c’est toujours comme ça, ajoute-t-elle. Les vols étaient déjà presque tous complets car il faut la réserver longtemps d’avance pour cette période. »

Du côté des transporteurs, Transat et Sunwing sont particulièrement touchés, avec des centaines de départs annulés. Pour Sunwing, l’interruption pourrait représenter plus d’un millier de liaisons aller-retour si la situation perdure jusqu’au printemps.

Air Canada et sa filiale Rouge sont aussi exposés au marché cubain, mais dans une moindre mesure comparativement à Transat, qui demeure le plus dépendant de cette destination prisée des voyageurs québécois.

La chasse aux aubaines

« Nous avons actuellement des promotions sur le marché pour des offres de dernière minute, ainsi qu’une autre promotion pour l’été. Nous avons déjà vendu la majorité de nos forfaits pour la période de la relâche scolaire, ce qui peut expliquer qu’on voie moins de rabais pour cette période. C’est souvent le cas à une date aussi proche du départ », explique Christophe Hennebelle, de chez Air Canada.

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« Parallèlement, afin de permettre aux voyageurs affectés par les annulations vers Cuba de replanifier leurs vacances au soleil, nous avons ajouté de la capacité vers plusieurs destinations dans les Caraïbes et au Mexique », souligne Marie-Christine Pouliot, porte-parole chez Transat.

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