Les purificateurs d’air ne sont pas interdits dans les classes, dit le ministre Roberge
TVA Nouvelles
Le ministre de l’Éducation du Québec, Jean-François Roberge, a voulu rectifier le tir vendredi concernant l’installation de purificateurs d’air dans les écoles de la province.
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D’emblée, M. Roberge a fait savoir que le gouvernement n’a jamais interdit l’installation de ceux-ci dans les salles de classe.
«C’est pas vrai que c’est interdit. Il y a plus d’un mois, on a envoyé la marche à suivre aux centres de services scolaires qui voudraient, malgré l’avis de la Santé publique, aller de l’avant avec les purificateurs d’air, [pour] s’assurer que ça se fasse de manière sérieuse avec un expert indépendant», dit-il en entrevue à LCN.
Jean-François Roberge a ainsi voulu répondre aux critiques voulant que les démarches pour s’équiper de purificateurs d’air soient compliquées, comme l'affirmaient des parents et des enseignants à La Presse.
Le ministre est revenu à la charge quant à l’efficacité des purificateurs d’air, citant une nouvelle étude du Réseau québécois COVID–Pandémie (RQCP) qui s'est penché sur leur utilité à limiter la propagation du virus.
«Ils disent essentiellement ce qu’on dit les 20 experts indépendants consultés par la Santé publique: "pas vraiment''», souligne M. Roberge.
En effet, dans ses conclusions, le RQCP indique que «jusqu'à présent, aucune étude scientifique n’a démontré l’efficacité des purificateurs d’air à réduire la transmission de la COVID-19».
Ainsi, le ministre de l’Éducation a réitéré que les mesures sanitaires implantées présentement dans les écoles «permettent de passer à travers la crise».
«Au moment où je vous parle, il y a 99% des classes qui sont ouvertes au Québec. Il y a beaucoup moins de classes de fermées que ce qu’on avait en janvier [...] et pourtant, il y a des variants», note-t-il.
M. Roberge explique que cela est attribuable à l’habileté de mieux protéger les élèves avec de nouveaux outils tels que le masque de procédure.