Les vêtements que vous voyez sur le site web de Zara ne sont pas tous réels
Juliette de Lamberterie
Le 18 décembre dernier, Reuters révélait que Zara commençait à intégrer l'IA générative dans ses photos de mode, à partir d'images de mannequins réels.
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Zara suit l'exemple du géant suédois H&M qui a récemment commencé à générer des images de ses mannequins portant différentes tenues, pour gagner du temps et économiser de l'argent. Ainsi, les personnes représentées dans ces images seraient vraies, mais elles pourraient ne jamais avoir porté certaines pièces. Dans la dépêche de Reuters, on parle donc de "clones IA" créés pour générer ces contenus.
C'est le journal londonien CityAM qui a couvert la nouvelle pour la première fois: une des mannequins employées par Zara leur a confié que la compagnie lui avait demandé son autorisation d'utiliser son image pour générer de nouvelles photos d'elle portant des articles différents à l'aide de l'IA. Celle-ci dit avoir été payée le même montant que si elle s'était déplacée pour venir réellement prendre toutes ces photos.
«Nous n'utilisons l'intelligence artificielle que pour complémenter nos processus existants», a déclaré un porte-parole d'Inditex, propriétaire de Zara, dans un communiqué. «Nous travaillons en collaboration avec nos mannequins estimés, en convenant de tous les aspects sur une base mutuelle, et nous les rémunérons conformément aux meilleures pratiques du secteur.»
La PDG de l'Association of Photographers in London, Isabelle Doran, a une vision différente de la situation: selon elle, l'usage de l'IA dans le marketing et les photos de mode de Zara réduiront le nombre de contrats des photographes, des mannequins et des équipes de production, "ce qui impactera tout un écosystème de professionnels d'expérience, ainsi que les photographes de mode en début de carrière qui tentent de se faire une place dans le secteur", a-t-elle dit à Reuters.