Menaces de Trump: déjà 60 drones et des hélicoptères déployés à la frontière

Photo Agence QMI, Joël Lemay
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Raphaël Pirro

2025-01-15T15:09:49Z

À cinq jours de l’entrée en poste de Donald Trump à la Maison-Blanche, le gouvernement fédéral a pris le taureau par les cornes: une soixantaine de drones et plusieurs hélicoptères sont déjà déployés à la frontière.

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Le nouveau ministre de la Sécurité publique, David McGuinty, a confirmé que les 60 drones survolent déjà les points chauds de la longue frontière et qu’un certain nombre de «tours de surveillance» dotées de détecteurs de mouvements seront bientôt érigées.

«Depuis cette semaine, nous déployons de nouveaux hélicoptères à la frontière canado-américaine. Ceux-ci renforceront encore notre surveillance des frontières et nos opérations de renseignement avec nos partenaires américains», a ajouté le ministre lors d’une conférence de presse à Ottawa, en marge d’un sommet réunissant les premiers ministres des provinces et le gouvernement Trudeau.

À ses côtés, le sous-commissaire à la GRC Bryan Larkin a confirmé que six hélicoptères font déjà des patrouilles en permanence à la frontière, et que deux autres hélicoptères loués à une entreprise d’Ottawa entreront en service ce vendredi.

Le Canada ouvrira bientôt un premier centre de «prédédouanement» canadien aux États-Unis, plus précisément, au point d’entrée de Cannon Corners, dans l’État de New York, à quelques kilomètres du chemin Roxham.

D’autres technologies seront déployées, incluant des instruments à rayons X, et les agents frontaliers seront formés en conséquence.

Cette panoplie de nouvelles technologies fait partie du plan à 1,3 milliard $ que déploie le gouvernement Trudeau pour tenter de rassurer le président désigné Donald Trump, qui a fait de la sécurité frontalière avec le Canada une condition à la non-imposition de tarifs de 25% sur les produits canadiens.

Est-ce que les annonces d’Ottawa sauront le satisfaire?

«Il ne faut pas se leurrer: ce n’est pas une chose qui va être la solution à tout», a déclaré le ministre de l’Immigration fédéral, Marc Miller, présent à la conférence de presse.

Ces mesures ont été prises «dans notre intérêt national».

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