Moins de 40% des employés en santé ont été vaccinés en Outaouais
Jadrino Huot
Moins de 40% des employés du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) admissibles à la vaccination contre la COVID-19 ont reçu leur première dose jusqu’à maintenant.
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Des 9800 employés du CISSSO admissibles, car en contact direct avec les usagers, seuls un peu plus de 3800 avaient reçu une première dose de vaccin en date de vendredi.
«Tous les employés en contact direct avec la clientèle ont eu l’opportunité de se faire vacciner en décembre et janvier», a confirmé Camille Brochu-Lafrance, agente d'information au CISSSO.
Il importe toutefois de noter que l’Outaouais n’a reçu qu'une quantité limitée de doses depuis le début de la campagne de vaccination, dont aucune au cours des deux dernières semaines.
Recommandations
Les syndicats recommandent pourtant fortement à leurs membres de se faire vacciner contre la COVID-19, même s’ils admettent que la décision finale appartient de plein droit à l’employé.
«Il s’agit d’un moyen efficace de se protéger et de protéger les autres», fait valoir le président du Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais, Patrick Guay, ayant lui-même reçu sa première dose.
«Nous valorisons l’ensemble des mesures de protection pour lutter contre la COVID-19 afin de se sortir le plus rapidement possible de cette crise», a pour sa part mentionné Guylaine Laroche, présidente de l’exécutif local de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux.
Raisons
Les syndicats ont fourni deux raisons pouvant expliquer le faible taux de vaccination au sein de leurs membres, soit la disponibilité du vaccin uniquement à Gatineau et en dehors des heures de travail.
«Certains employés devraient faire des centaines de kilomètres et passer des heures sur la route pour avoir accès au vaccin», illustre M. Guay qui ajoute que, malgré la promesse du CISSSO, le kilométrage n’avait toujours pas été remboursé par l'employeur plus d’un mois après l’administration du vaccin.
«Avec toutes les heures supplémentaires demandées, il est déjà difficile de concilier travail et famille», conclut de son côté Mme Laroche.
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