Northvolt achète pour 240 M$ le terrain de sa future méga-usine de batteries

Francis Halin
La suédoise Northvolt a mis la main sur des terrains de Saint-Basile-le-Grand et de McMasterville, de 18,5 millions de pieds carrés, pour bâtir sa future méga-usine de batteries avec un prêt remboursable de 240 M$ du gouvernement Legault.
« La transaction de 240 M$ entre Northvolt et Quartier MC2 a été conclue le 31 octobre 2023. Ces fonds font l'objet d'un prêt remboursable à 100% du Gouvernement du Québec, via son mandataire Investissement Québec (IQ)», a confirmé au Journal Laurent Therrien, directeur des communications de Northvolt.
«L’intervention dans Northvolt de 1,37G$ est composée d'un placement de 567M$ d’équité, de 436M$ en prêt pardonnable et d'un prêt de 367M$ remboursable. 240M$ du prêt remboursable sont dédié à l’achat du terrain. Le terrain est aussi en garantie du prêt», a détaillé au Journal Mathieu St-Amand, directeur des communications au cabinet du Ministre de l’Économie, de l’innovation et de l’énergie (MEIE).

Ancien site d'explosifs
C’est Quartier MC2 Inc., qui a comme premier actionnaire Gestion immobilière GAP Inc., une société de l’investisseur québécois Luc Poirier, qui a vendu le terrain.
Gestion immobilière GAP Inc. regroupe le Groupe Boda (Alice Minying Wu), Gestion S. Gariépy Inc. (Serge Gariépy) et Poirier Développement immobilier Inc. (Luc Poirier).
Désormais, le site de l’ancienne usine d’explosifs de Canadian Industries Limited (C.I.L.) servira au fabricant de batteries Northvolt, qui veut construire sa méga-usine de 3000 travailleurs.
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1,4 GS de fonds publics
À la mi-septembre, Le Journal rapportait que Québec s’apprêtait à allonger près de 1,4 milliard de fonds publics dans le projet-phare de la filière batterie de Northvolt.
Malgré les campagnes de séduction de Northvolt, qui n’a pas hésité à aller à la rencontre des citoyens, de nombreux résidents du coin ne voient toujours pas l’arrivée de l’entreprise suédoise d’un bon œil.
Fin septembre, le cofondateur de Northvolt avait reconnu au Journal que le gouvernement Legault avait «mis pas mal d’argent sur la table».