Ottawa cessera de dire «Kiev» et optera pour «Kyiv»

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Raphaël Piro | Agence QMI

2022-03-07T22:26:43Z

Le gouvernement canadien tourne le dos à «Kiev» et optera désormais pour «Kyiv» dans toutes ses communications officielles en français à partir d’aujourd’hui.

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La décision a été prise chez Affaires mondiales Canada et approuvée par le Bureau du conseil privé, a expliqué une source du gouvernement.

Le changement ne sera pas rétroactif, voulant dire que les anciennes communications du gouvernement resteront inchangées, dit-on.

Du côté anglophone «Kyiv» est déjà utilisé depuis un certain temps.

L’idée mijotait au cours de la dernière semaine, alors qu’une foule de pays occidentaux ont empilé les sanctions contre la Russie et multiplié les aides sous toutes formes à l’Ukraine.

La graphie «Kiev» renvoie à l’histoire et l’héritage soviétique de la capitale ukrainienne.

Cette prononciation n’est toutefois pas celle préférée par les Ukrainiens puisqu’elle est rattachée à la soumission de l’Ukraine à l’URSS. Dans la langue ukrainienne, la capitale se prononce «ki-ïve».

De nombreux médias francophones, ici comme en France, ont brisé les liens avec «Kiev» depuis l’invasion de l’Ukraine il y a près de deux semaines.

Québecor, par exemple, a annoncé que toute mention de la capitale ukrainienne dans ses médias s’écrirait dorénavant «Kyïv». Le tréma sur le «i» est ici utilisé pour insister sur la prononciation ukrainienne «ki-ïve».

«La Presse» a décidé d’y aller avec «Kyiv», tandis que «Le Devoir» et «Radio-Canada» maintiennent «Kiev» à ce jour.

De l’autre côté de l’Atlantique, le quotidien français «Libération» a aussi embrassé «Kyiv», contrairement au «Figaro» et au «Monde».

Le ministère des Affaires étrangères de l’Ukraine a lancé en 2018 une campagne intitulée «KyivNotKiev» ayant justement pour but de convaincre les médias anglophones d’à travers le monde de renoncer à «Kiev».

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