Possibles ruptures de services dans les hôpitaux du Bas-Saint-Laurent cet été
Simon Gamache Fortin
Le manque de personnel pourrait causer des ruptures de services dans certains hôpitaux du Bas-Saint-Laurent cet été. La direction du réseau de la santé explore plusieurs solutions pour éviter des interruptions de couverture dans des départements.
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Alors que les services en obstétrique ont été rétablis ce matin à l’Hôpital de Matane après une rupture d'une vingtaine de jours, les mêmes services seront interrompus de 16h mercredi à 8h lundi à l'hôpital Notre-Dame-de-Fatima de La Pocatière.
Les autorités du réseau de la santé font tout pour tenter d'offrir les services partout sur le territoire au cours des prochaines semaines.
«Les enjeux de main-d’œuvre sont omniprésents dans l’ensemble des territoires de MRC. Vous savez, à ce moment-ci, on fait du tricot, du petit point pour essayer d’attacher les horaires de la période estivale dans tous les programmes et services. Nos employés ont besoin de vacances et, évidemment, on respecte les quantums de vacances, dans le sens où tout le monde ne sort pas en même temps», explique la PDG du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Isabelle Malo.
«Chaque fois, ce sont des choix difficiles. En même temps, on ne peut pas prendre de chances de donner des soins et des services qui ne seraient pas de qualité et qui ne seraient pas sécuritaires», ajoute la gestionnaire.
La situation de la main-d’œuvre est fragile partout dans le Bas-Saint-Laurent.
«Il y a différentes fragilités, à ce moment-ci, du côté de La Mitis, du côté du Kamouraska. On aura une petite rupture de services de quelques jours du côté de l’obstétrique. On a dû faire, aussi, des choix à Rivière-du-Loup», explique Mme Malo.
Le CISSS du Bas-Saint-Laurent annoncera les ruptures de services à l’extrême limite, puisque des démarches sont réalisées jusqu’à la dernière minute afin de trouver des solutions ou du personnel.
D’ailleurs, des infirmières du CHU de Québec viendront en renfort au Département d’obstétrique de l’Hôpital de Matane cet été. Le CISSS aura aussi recours à de la main-d’œuvre indépendante.