La hausse de salaire des élus doit s’appliquer en 2026, dit QS

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Patrick Bellerose

2023-05-24T11:15:40Z
2023-05-24T12:02:05Z

Québec solidaire souhaite amender la hausse de salaire des élus afin qu’elle s’applique uniquement en 2026, soit après les prochaines élections.  

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«Il n’y a aucune urgence à hausser l’indemnité dans les prochaines semaines, surtout si le gouvernement justifie l’adoption d’une augmentation par le recrutement de candidat-es pour la prochaine période électorale. Appuyer cet amendement m’apparait être le strict minimum dans le contexte», écrit le leader parlementaire de Québec solidaire, Alexandre Leduc, dans une lettre adressée à ses homologues.  

La formation de gauche s’oppose à la hausse de salaire de 30% proposée par le gouvernement Legault. QS propose plutôt de confier le processus de révision de la rémunération à un comité indépendant, comme le rapport L’Heureux-Dubé de 2013 le propose. 

Mercredi matin, le Parti Québécois s’est dit «plutôt pour» la proposition des solidaires. «L’idée que ça pourrait s’appliquer à la prochaine législature, c’est très intéressant parce que ce n’est pas rétroactif puis ce n’est pas les députés actuels qui votent», a confié le député Pascal Bérubé. 

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Le Parti libéral, de son côté, étudiera l’amendement présenté. 

Quant aux conservateurs, ils sont d’accord avec le principe de l’amendement proposé par QS. Ils estiment même que la question du salaire des élus devrait être un enjeu électoral en 2026. 

Si Québec va tout de même de l’avant avec cette bonification d’un minimum de 30 000$ annuellement, les élus solidaires s’engagent à «augmenter substantiellement les dons» qu’ils versent à des organismes communautaires dans leurs circonscriptions. 

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Valoriser la fonction

Rare députée caquiste à s’exprimer sur le sujet mercredi, Joëlle Boutin a pour sa part souligné qu’il n’existe jamais de bon moment pour bonifier la rémunération des élus. Il faut du «courage» pour régler le dossier, estime la députée de Jean-Talon. 

«On ne le fait pas pour nous ou pour les prochains députés. On le fait pour les générations à venir. C’est aussi une manière de valoriser la fonction. C’est une fonction qui est importante dans notre société», a-t-elle plaidé. 

«Filibuster»

Entre-temps, QS a entrepris des mesures pour étirer les débats en chambre, dans l’espoir d’en empêcher l’adoption d’ici la fin de la session parlementaire, le 9 juin prochain. 

Durant les débats hier, le leader parlementaire du gouvernement caquiste, Éric Lefebvre, a d’ailleurs confié avoir vu sa mère une seule fois dans la dernière année, en raison des exigences de son travail de député. 

«C’est n’importe quoi: 30 000$ de plus, ça ne va pas libérer son agenda. Je n’ai pas été impressionné par son argument», a déclaré Alexandre Leduc. 

Le député d’Hochelaga-Maisonneuve a ensuite précisé que la conciliation travail-famille est «un dossier important pour Québec solidaire», mais que le sujet n’est pas lié au débat sur la hausse salariale. 

Quelques minutes plus tard, M. Lefebvre s’est brièvement expliqué sur ses propos de la veille. «Tout ce que je voulais faire, c’était de donner un exemple de conciliation travail-famille. C’est un exemple qui m’est arrivé», a-t-il expliqué.   

Avec la collaboration de l'Agence QMI

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