Réalisateur de la nouveauté «Les Armes»: Jean-Philippe Duval, un «vendeur d’émotions»

Photo portrait de Guillaume Picard

Guillaume Picard

2024-09-08T20:00:00Z

Le réalisateur Jean-Philippe Duval a passé plusieurs mois à préparer le tournage de sa nouvelle série Les Armes, un luxe dont il a pu bénéficier en raison de sa longue et fructueuse collaboration avec les producteurs Fabienne Larouche et Michel Trudeau, d’Aetios, avec qui il a mis en boîte des projets comme Unité 9, Toute la vie et À cœur battant.

Celui qui est aussi producteur associé sur Les Armes venait de conclure le montage de la troisième saison de Doute raisonnable qu’il s’imprégnait déjà, en octobre 2023, de tout ce qui a trait aux Forces armées canadiennes pour les besoins de Les Armes, fiction écrite par Pierre-Marc Drouin et qui sera diffusée à TVA dès le lundi 9 septembre, à 20h.

L’auteur Pierre-Marc Drouin, le réalisateur Jean-Philippe Duval et la productrice Fabienne Larouche.
L’auteur Pierre-Marc Drouin, le réalisateur Jean-Philippe Duval et la productrice Fabienne Larouche. Photo CHANTAL POIRIER

En plus d’avoir distribué les rôles – et quelle impressionnante distribution! –, Jean-Philippe Duval a participé à une journée portes ouvertes à la base militaire de Saint-Jean-sur-Richelieu, a visité Valcartier et a pris part à des cours de drill et de maniement d’armes.

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«Je peux dire que j’ai fait mes devoirs, car tu ne peux pas toucher à des sujets comme la prison, pour Unité 9, ou les militaires, pour Les Armes, sans être allé sur le terrain. Je ne suis pas un spécialiste, mais j’ai voulu être le plus proche possible de la vérité pour cette fiction inspirée de l’armée», a-t-il dit en entrevue.

Ce qui a séduit le réalisateur dès la lecture du scénario, sinon du synopsis, c’est que Les Armes se colle à l’actualité, notamment en s’intéressant aux Russes. Dès le départ, ceux-ci menacent la souveraineté canadienne et, urgence oblige, une série de décisions périlleuses sont prises sur la base militaire de Kanawata, où se déroulent essentiellement les intrigues.

Vincent-Guillaume Otis et Larissa Corriveau dans une scène de la série «Les Armes».
Vincent-Guillaume Otis et Larissa Corriveau dans une scène de la série «Les Armes». Photo fournie par TVA

«La motivation des colonels et des soldats, c’est de se préparer aussi à une éventuelle guerre. Dans le contexte actuel de la géopolitique mondiale, il faut protéger notre territoire. Est-ce que nous serons aussi, un jour, obligés de prendre les armes comme dans d’autres pays? C’est aussi une réflexion plus globale, Les Armes. J’aime beaucoup toutes les couches qu’il y a dans cette série.»

Les Armes carbure au suspense en se nourrissant des codes du thriller, en plus de miser sur l’action, les enjeux psychologiques, dont l’intimidation et le harcèlement sexuel, ainsi que sur les joutes de pouvoir entre la génération montante, représentée par le lieutenant-colonel Louis-Philippe Savard (Vincent-Guillaume Otis), et celle qui est établie, représentée par le colonel Allan Craig (François Papineau).

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Les deux acteurs sont d’ailleurs au sommet de leur art, tout comme leur camarade de jeu Eve Landry, qui campe la policière militaire Kim Falardeau.

François Papineau dans «Les Armes».
François Papineau dans «Les Armes». Photo fournie par TVA

Savard débarque à Kanawata pour faire le ménage sur la base que dirige Craig depuis 25 ans, avec ses propres méthodes. Ce dernier pilote aussi le commando d’élite secret JFT16, au sein duquel survient un meurtre dès le début de la série.

«Ce qu’on veut, c’est proposer des personnages avec de l’humanité, avec des nuances et des émotions», a dit Jean-Philippe Duval, en ajoutant qu’il y avait également «beaucoup d’amour et d’humour dans la série, et un peu de sexe».

«Je fais des blagues quand je dis que je suis un vendeur d’émotions, mais ma priorité c’est d’aller chercher les plans et les images qui vont donner le plus d’émotions aux téléspectateurs. C’est un tournage qui va vite, mais on est efficaces et on ne perd pas notre temps à faire n’importe quoi.»

Il rêve de tourner dans le Nord canadien

Comme il est question de l’Arctique dans les deux premiers épisodes que nous avons vus, Jean-Philippe Duvel «rêve» de tourner dans le Nord canadien un jour.

Eve Landry est la policière militaire Kim Falardeau.
Eve Landry est la policière militaire Kim Falardeau. Photo fournie par TVA

«On met la table dans la série, et je me croise les doigts, pour aller éventuellement tourner dans le Grand Nord. Tout le monde est parti à rire quand j’en ai parlé, mais en même temps, pourquoi pas. On est au Canada, ce serait presque essentiel.»

Les 12 premiers épisodes, sur un total de 24, ont été tournés ce printemps et cet été. Le réalisateur et son équipe reprendront le collier ce lundi, pour terminer la première saison.

  • C'est Aetios, la boîte de Fabienne Larouche et de Michel Trudeau, qui produit Les Armes en collaboration avec Québecor Contenu. Le premier épisode sera diffusé le lundi 9 septembre, à 20h, à TVA et sur TVA+. L'épisode suivant sera accessible dès 21h, chaque lundi, sur Club illico.
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