Régis Labeaume croit que le fédéral doit racheter le pont
Il endosse les conclusions du rapport Charest


Taïeb Moalla
Le rachat du pont de Québec par le palier fédéral, comme suggéré dans le rapport du négociateur Yvon Charest, « c’est exactement ce qu’il faut faire », selon Régis Labeaume.
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« C’est un bien patrimonial. À un moment donné, il faut que ça aboutisse [...] Il faut que le fédéral achète le pont de Québec. Il n’y a pas d’autres solutions que ça », a insisté le maire.
Promesse
Envoyant une pique au fédéral, ce dernier a ajouté que « le gouvernement actuel, ça fait cinq ans qu’ils sont là et qu’ils en parlent. Pendant ce temps-là, les coûts augmentent. Plus on tarde, plus les coûts augmentent. Il faut que quelqu’un se “déguidine” quelque part, qu’il prenne la décision puis qu’il y aille parce qu’ils l’ont promis. »
Le maire n’a par ailleurs pas été surpris de constater que les coûts de peinture et d’entretien sont passés à 784 millions $ d’après le scénario retenu dans le rapport Charest.
« Rapidement »
Questionné en journée, le ministre fédéral Jean-Yves Duclos a réaffirmé la volonté de son gouvernement de régler le dossier. « La destination est toujours très claire : elle est de restaurer le pont, de le rendre pérenne et de le valoriser. L’approche pour y arriver est de plus en plus claire. »
Il n’a cependant pas voulu s’avancer sur l’échéancier, se contentant de dire qu’il veut que les choses se fassent « rapidement ».
Jean-François Gosselin, chef de Québec 21, et Jean Rousseau, conseiller municipal de Démocratie Québec, ont tous deux réclamé qu’Ottawa rende le rapport Charest public rapidement.
De son côté, Gilles Lehouillier, maire de Lévis, a estimé que « la recommandation d’Yvon Charest est une solution durable pour l’avenir de cette infrastructure historique et je souhaite un dénouement rapide dans ce dossier ».
— Avec la collaboration de Stéphanie Martin