«Rêve à ça, Dave, mais travaille fort»: Eve-Marie Lortie nous raconte comment une partie de hockey avec des anciens du CH lui a inspiré un texte sur les idoles

Dave Morissette sur la glace en compagnie de jeunes participants à l’événement «La passe à la relève»
Dave Morissette sur la glace en compagnie de jeunes participants à l’événement «La passe à la relève» Photo fournie par Eve-Marie Lortie

Ève-Marie Lortie

2026-01-30T05:00:00Z

Salut Bonjour, chers lecteurs. Cette semaine, j’ai vu tellement d’étoiles dans des yeux d’enfants que je voulais vous en parler.

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À l’émission, nous avons un segment qui s’appelle «Dave réalise vos rêves». Notre collaborateur Dave Morissette essaie de réaliser les rêves de téléspectateurs. Grâce à l’événement «La passe à la relève Kruger», Dave a permis à de nombreux enfants de patiner et de jouer au hockey avec des personnalités sportives.

Quand les rêves prennent la glace

Dave a chaussé ses patins d’ancien du Canadien pour l’occasion. Antoine Roussel, de TVA Sports, un autre ancien de la LNH, qui a évolué entre autres avec les Stars de Dallas, était sur la glace. La championne olympique Marie-Philip Poulin est venue saluer les jeunes sur la patinoire. Elle s’est même improvisée coach en arrière du banc.

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Il fallait voir parmi la petite foule les jeunes filles admiratives qui l’écoutaient parler de hockey. La meilleure joueuse au monde passait du temps avec elles! C’était touchant. Mon collègue à Salut Bonjour Charles-Antoine Sinotte a mis sa tuque, ses patins et a joué avec les enfants sur la glace comme s’il n’y avait pas de lendemain.

Nous étions sur une patinoire extérieure couverte à Saint-Bruno-de-Montarville. Il faisait froid. Les enfants venaient de partout au Québec pour s’amuser avec les pros. Les joues étaient rouges, les nez coulaient, mais surtout, les yeux brillaient intensément.

Le lendemain de l’activité, j’ai rappelé Dave. Je voulais lui parler de l’importance de ces rencontres.

Marie-Philip Poulin en compagnie de jeunes participant à l’événement «La passe à la relève».
Marie-Philip Poulin en compagnie de jeunes participant à l’événement «La passe à la relève». Photo fournie par Eve-Marie Lortie

Transmettre le droit de rêver

Dave me dit que son père a cultivé le fait de rêver dans sa vie. Très jeune, Dave partait de Baie-Comeau avec son père pour aller voir du hockey. Du junior à Chicoutimi, ou le Canadien au Forum, quand c’était possible. Son père lui disait: «Rêve à ça, Dave, mais travaille fort.»

«Mon père m’a toujours dit que c’était possible de jouer dans la Ligue nationale, mais ça prenait de l’effort», me confie Dave. Aujourd’hui, quand il parle aux jeunes, il leur répète la même chose. Il veut qu’ils comprennent que tout est possible dans la vie, qu’il faut y croire, et que cette vision s’applique sur tout ce qu’on entreprend.

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Dave jouait junior à Shawinigan quand il a rencontré son idole Guy Lafleur. Le célèbre numéro 10 du Canadien inspirait Dave. Il se reconnaissait en lui. Un gars simple, comme lui, qui provenait d’une petite ville, comme lui. Et qui mangeait du hockey, comme lui. Lors de cette rencontre, le «démon blond» lui avait donné un seul conseil: s’amuser. Encore aujourd’hui, Dave insiste sur l’importance de s’amuser dans chacun de ses projets.

Un jeune fan qui participe à l’événement «La passe à la relève» en compagnie de Dave Morissette.
Un jeune fan qui participe à l’événement «La passe à la relève» en compagnie de Dave Morissette. Photo fournie par Eve-Marie Lortie

L’événement «La passe à la relève», qui a rassemblé des jeunes de partout au Québec et des anciens du CH, a été un franc succès!
L’événement «La passe à la relève», qui a rassemblé des jeunes de partout au Québec et des anciens du CH, a été un franc succès! Photo fournie par Eve-Marie Lortie

La puissance d’un modèle

Chaque fois que Jean-Luc Brassard, le «boss des bosses» (un surnom qui lui a été donné dans les années 90,) vient faire ses chroniques en studio, je suis impressionnée par son aura de champion. Il m’a raconté un moment dont il a été témoin à la Coupe du monde de Val Saint-Côme, où il faisait la description de l’épreuve des bosses en ski acrobatique.

Eve-Marie Lortie avec Jean-Luc Brassard sur les coûts et les défis des jeux de Milan-Cortina, dans le cadre de l’émission «Salut Bonjour» le jeudi 8 janvier 2026. PHOTO MARTIN CHEVALIER
Eve-Marie Lortie avec Jean-Luc Brassard sur les coûts et les défis des jeux de Milan-Cortina, dans le cadre de l’émission «Salut Bonjour» le jeudi 8 janvier 2026. PHOTO MARTIN CHEVALIER Photo Martin Chevalier

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Mikaël Kingsbury, l'un de nos athlètes olympiques, venait de remporter sa 100e victoire dans des conditions difficiles. Sous la pluie, dans le brouillard, avec des retards constants. Les nombreux spectateurs qui avaient bravé la météo étaient ravis!

Une heure et demie après la compétition, Mikaël signait encore des autographes et se prêtait à des séances de photos improvisées.

Transi de froid et de fatigue, il prenait pourtant son temps pour répondre à son public, comme il le fait depuis des années. Il incarnait l’ambassadeur exceptionnel pour représenter son sport. Il sait mesurer l’impact de la rencontre d’une idole pour tous ces jeunes aux étoiles plein les yeux.

Être une idole, ça vient avec une responsabilité

Est-ce que tous les athlètes, artistes, acteurs et autres personnalités sont pourvus de ce sens de la générosité? «Non, vraiment pas tous!», poursuit Jean-Luc.

«Les idoles sont le reflet de la société, il y en a des bons, des moins bons, et d’autres qu’il vaut mieux ne pas fréquenter! Nous pouvons être déçus de rencontrer nos idoles, car l’admiration augmente positivement la perception de la personne, alors qu’à l’origine, on oublie que c’est un humain normal, qui s’entraîne quotidiennement pour arriver à l’excellence», ajoute Jean-Luc.

«Le moment peut grandement influencer l’humeur de l’idole. Une défaite, une blessure cachée ou une grande déception peut influencer le désir ou non pour la personne connue de rencontrer son public. Mais d’expérience, je crois qu’on est toujours gagnant de prendre le temps de rencontrer ceux qui nous permettent d’avoir la chance de faire notre métier.»

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Jean-Luc Brassard se souvient d’une compétition qui s’était moins bien déroulée. Il voulait s'en aller le plus rapidement possible. Une dame l’a interpellé, elle voulait sûrement un autographe. Jean-Luc lui demande donc son nom de façon un peu nonchalante.

Elle répond plutôt: «Je suis venu vous remercier en personne, car à un autre événement, l’année dernière, vous avez pris le temps d’écrire un mot à mon fils. Il avait pris tout son courage pour aller à votre rencontre. Il traversait une période difficile de sa vie et avait même songé au suicide. Votre petit mot lui a redonné l’espoir dont il avait besoin, maintenant il va bien. Merci!»

Jean-Luc prend le temps de se confier: «J’ai oublié bien des choses de ma carrière sportive, mais je n’ai jamais oublié cette discussion. Ce fut une grande leçon d’humilité. J’en ai conclu que si la célébrité peut parfois être nocive à d’autres occasions, elle offre la possibilité de faire une différence.»

Quand j’ai vu les enfants à la patinoire cette semaine donner des dessins à Dave, à Marie-Philip et à Antoine parce qu’ils les aimaient, j’ai pensé que plusieurs rêves avaient été nourris ce jour-là. Qui sait ce que ça va donner. Le reportage sera diffusé à Salut Bonjour en février. Vous verrez alors les yeux brillants des enfants.

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