Jean Rousseau en faveur d’une fusion des villes de Québec et de Lévis


Dominique Lelièvre
Les villes de Québec et de Lévis gagneraient à réunir sous une même entité certains services, et, ultimement, à fusionner, pense Jean Rousseau.
• À lire aussi: La vaccination des employés de la Ville divise
C’est ce que le candidat à la mairie de Québec soutient dans une lettre ouverte qu’il a fait parvenir au Journal lundi et dans laquelle il détaille sa vision appelée « deux rives, une ville ».
« L’enjeu stratégique du 3e lien dépasse ceux énoncés jusqu’à maintenant tant au niveau de l’environnement que de la congestion automobile. Le principal enjeu est avant tout de nature politique, soit l’intégration à long terme des deux villes de Québec et Lévis », écrit le chef de Démocratie Québec.
Progressif
Dans la missive, il fait l’éloge des fusions passées qui ont donné à Québec et Lévis leurs territoires actuels et du « gros bon sens » qui a triomphé, selon lui, à l’époque.
« Qui voudrait aujourd’hui retourner en arrière en favorisant les éternelles chicanes et rivalités entre municipalités ? » demande-t-il.
Il explique que l’intégration des deux villes serait progressive. Selon lui, le premier geste à poser serait de fusionner les services de transport en commun. Ensuite, il voudrait que l’on réfléchisse « à intégrer d’autres services, comme celui de la police, des incendies, de l’urbanisme, de la gestion et du développement des parcs industriels ».
« Je veux être le maire de Québec, mais dans la perspective d’une ville unifiée entre Québec et Lévis. Serais-je premier maire de cette grande ville ? Dieu seul le sait, mais chose certaine, il faut lancer le débat », a affirmé M. Rousseau lors d’un impromptu de presse en après-midi.
Selon lui, une telle vision permettrait d’être « plus efficace économiquement ».
« On est rendus là. On annonce des grands investissements économiques et on est en compétition entre nos deux villes. »
Un autre lien ?
D’autre part, dans sa lettre ouverte, Jean Rousseau ouvre la porte pour la première fois à la construction d’un nouveau lien autoroutier entre les deux rives, même s’il continue de croire que le projet actuel de tunnel Québec-Lévis devrait être transformé en métro sous-fluvial.
« Quant au lien autoroutier, je suis d’accord qu’il doit aussi en exister un 3e, mais il est situé au mauvais endroit. J’indiquerai plus tard dans ma campagne un tracé optimal et pour quels motifs il deviendrait une voie de contournement idéal, tant pour les camions lourds que pour les automobiles qui désirent seulement se diriger vers d’autres régions sans engorger les routes de notre centre-ville », écrit-il.
— Avec la collaboration de Taïeb Moalla