Confrontation des 4 nations: «On veut l’emporter pour notre pays et pour Trump», a déclaré Noah Hanifin

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-02-20T13:47:22Z
2025-02-20T20:03:46Z

BOSTON | Donald Trump n’assistera finalement pas à cet autre choc entre le Canada et les États-Unis. Occupé à prononcer un discours devant les gouverneurs à Washington, il ne pourra se déplacer au TD Garden.

• À lire aussi: Le Canada doit respecter ces six conditions s’il souhaite battre les Américains

Néanmoins, le président américain, qui a d’ailleurs invité Justin Trudeau à assister à son discours en tant que 51e gouverneur, a pris soin de passer au coup de fil à la formation représentant son pays.

«Je téléphonerai à notre excellente équipe américaine de hockey ce matin afin d’encourager ses joueurs à obtenir la victoire contre le Canada, qui, un jour, deviendra notre bien aimé et très important 51e État, avec des taxes nettement plus basses et une sécurité beaucoup plus renforcée», a-t-il rédigé, en matinée, sur la plateforme Truth Social.

Cet appel, effectué avant que l’équipe américaine ne saute sur la glace pour son entraînement matinal, a semblé galvaniser les troupiers de l’entraîneur-chef Mike Sullivan.

Publicité

Surtout Noah Hanifin.

«On a hâte à ce soir. On veut l’emporter pour notre pays et pour Trump», a lancé, sans détour, le défenseur des Golden Knights de Vegas, une fois de retour au vestiaire.

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

«On est reconnaissants pour le soutien qu’on obtient à travers le pays, a déclaré J.T. Miller. On se pince en sachant que le président a pris cinq minutes de son temps, malgré un horaire chargé, pour nous appeler. C’est fou.»

Un honneur pour les joueurs américains

Ce n’est donc pas l’inspiration qui va manquer du côté américain pour cette finale de la Confrontation des 4 nations. Le chandail de Johnny Gaudreau, bien en vue dans le vestiaire américain, le décès, mercredi, de Mike Lange, l’une des voix les plus significatives du hockey américain, et, maintenant, cet appel du président.

«C’est un honneur incroyable, a de son côté émis Sullivan concernant le message de Trump. Si on laisse la politique de côté, quand le président des États-Unis prend le temps de parler aux joueurs, c’est un grand honneur. Ça montre l’impact fort de ce tournoi sur les gens au pays qui sont attentifs. Donnons le crédit à tous les hockeyeurs étant impliqués dans notre engagement vis-à-vis l’excellence.»

Publicité

«Je sais qu’on a un vestiaire rempli de fiers Américains, alors quand le président américain prend le temps de dire quelques mots, je sais que ça veut dire beaucoup pour nous tous», a-t-il ajouté.

Lors de sa réponse, jamais Sullivan n’a mentionné le nom de Donald Trump, se contentant de parler du «président». Selon les journalistes américains présents dans la salle, c’est un signe fort que l’entraîneur de l’équipe américaine n’est pas dans le camp des trumpistes.

Marchand veut qu’on oublie la politique

Du côté canadien, comme ce fut le cas la veille, on n’a pas voulu mêler la politique et le sport.

«Je ne crois pas qu’il y ait de la place pour la politique dans le sport. Au contraire, le sport sert à faire oublier le stress que tout le monde subit dans sa vie de tous les jours, a soutenu Brad Marchand. Tout le monde a ses ennuis et ses inquiétudes, peu importe leur emploi ou leur situation. Des matchs comme celui-ci, c’est l’occasion d’oublier tout ça pour un moment.»

L’attaquant des Bruins n’a pas tort. Le sport est une belle forme d’exutoire. Ce qui ne l’a pas empêché d’en appeler à la fierté canadienne.

«Dans n’importe quel pays, tout le monde se rallie derrière son équipe nationale, a-t-il rappelé. Le Canada retire tellement de fierté de son équipe de hockey. Ça a toujours été comme ça. Quand un match de cette importance se déroule, tout le monde s’assoit pour le regarder. Tout le monde en parle. Ça rassemble tout le monde.»

Sauf que ce soir, tous les Canadiens souhaitent que le Canada ferme le clapet au président Trump.

Publicité