Saint-Roch: un transfuge d’Équipe Labeaume avec Bruno Marchand


Dominique Lelièvre
À peine formé, le parti de Bruno Marchand obtient une première entrée à l’hôtel de ville, en recrutant l’actuel conseiller municipal de Saint-Roch–Saint-Sauveur, Pierre-Luc Lachance, un ancien membre d’Équipe Labeaume.
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Le chef du nouveau parti municipal Québec forte et fière (QFF), Bruno Marchand, a confirmé mercredi que M. Lachance, qui a quitté il y a trois semaines le parti du maire sortant, sera candidat pour sa formation politique lors des élections en novembre.
Pierre-Luc Lachance briguera un deuxième mandat dans le même district. En mêlée de presse, il a été longuement questionné sur les raisons qui l’ont poussé à prendre ses distances avec Équipe Labeaume, qui a depuis changé de nom pour Équipe Marie-Josée Savard.
Il a expliqué qu’il voulait «prendre un pas de recul» pour réfléchir à son avenir politique et pouvoir le faire «de façon neutre, sans rien devoir à personne». Ainsi, il a «ouvert toutes les portes», y compris de ne pas se représenter, de rester indépendant ou même de se porter candidat à un autre palier de gouvernement.
«Ce n’est pas une question que j’étais mal chez Équipe Labeaume» et «j’avais l’espace dont j’avais besoin chez Équipe Labeaume», a-t-il reconnu, tout en insistant sur «l’importance de se repositionner pour être capable de se projeter en avant».
Vision commune
Au moment de partir, il ignorait que Marie-Josée Savard allait prendre la barre du parti et n’avait pas eu de contact avec QFF, a-t-il certifié.
Ensuite, des amis auraient initié un rapprochement entre lui et M. Marchand et les deux se sont ainsi découverts des valeurs communes comme «l’authenticité, la collaboration, la créativité», a-t-il détaillé.
De son côté, Bruno Marchand a laissé savoir qu’il ne cherchait pas à faire du maraudage politique et qu’il n’avait d’ailleurs pas de discussions présentement avec d’autres élus à l’hôtel de ville. Sa formation politique affirme avoir une dizaine de candidats confirmés sur un total de 21 districts à couvrir.
En recrutant M. Lachance, QFF aura donc, d’ici les prochaines élections, un représentant au conseil municipal. «On est contents d’avoir une représentation officielle [à l’hôtel de ville] et de pouvoir partager les valeurs qu’on a, notre vision pour la ville. On ne se présente pas en politique parce qu’on pense qu’il n’y a rien à changer, alors nécessairement, pour nous, c’est une bonne nouvelle», a dit l’ancien PDG de Centraide Québec.
Des inquiétudes sur le tunnel
Les deux hommes partagent également des inquiétudes quant à la sortie du tunnel entre Québec et Lévis qui est projetée à la hauteur de l’îlot Fleurie dans l’est de Saint-Roch.
Dans ce secteur, «on a défait des entrées et des sorties d’autoroute qui n’étaient pas très efficaces, pas très pertinentes, pas très belles, et qui compromettaient le quartier dans son développement. Il n’est pas question, [pour] nous, de retourner en arrière. Ça fait partie des zones d’ombre qu’il faut éclaircir. Notre position est toujours en demi-teinte par rapport à ce projet-là», a affirmé Bruno Marchand.
Il faisait référence à un tunnel qui avait été amorcé il y a plusieurs années dans la falaise. «Pour nous, il n’est pas question de revenir en arrière pour retrouver un Saint-Roch comme c’était il y a 10, 15 ans [...]. Il faut trouver des solutions», a appuyé le candidat à la mairie.
Pierre-Luc Lachance s’est de son côté dit surpris de voir dans un visuel du ministère des Transports (MTQ) ce qui semble être une connexion à même le boulevard Charest. «Disons qu’il y a beaucoup de questions à répondre. Ça génère de l’inquiétude autant chez moi que chez mes concitoyens», a-t-il déclaré.