Un Montréalais trouve une grenouille de la Californie dans un sac de céleri et l’adopte

Anne-Sophie Poiré
Après un voyage de 4800 kilomètres dans un sac de céleri, la grenouille Tony Soprano aurait pu connaître une fin abrupte si elle n’avait pas croisé la route d’un bon samaritain ayant décidé de l’adopter. Pas des farces!
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L’amphibien vit maintenant des jours heureux dans un vivarium bien humide où les rayons de la lampe UV lui rappellent le soleil de sa Californie natale.
Nos collègues du 24 heures ont interviewé l’homme en question, et il raconte que « J’ai sorti le céleri du sac et elle est tombée du bouquet de branches. Elle était à l’intérieur. C’est la première fois que je voyais ça. Elle mesurait à peine trois ou quatre centimètres »

Le 28 décembre dernier, le Montréalais de 28 ans a découvert une petite grenouille dans un sac de céleri acheté au Supermarché PA sur l’avenue du Parc, dans le Mile-End. Le légume provenait de la Californie.
La grenouille a été baptisée Tony Soprano Deslongchamps en l’honneur du parrain fictif de la mafia du New Jersey interprété par James Gandolfini dans la série à succès de HBO, The Sopranos.
Selon les experts consultés par 24 heures, il pourrait s’agir d’une rainette du Pacifique. Tony serait un mâle, à en croire sa gorge qui gonfle et les cris aigus qu’il pousse quelques fois par jour.
Tony n’est pas la première grenouille de son espèce à traverser de la sorte les États-Unis, souligne le professeur titulaire en biologie de la conservation à l’Université Laval, Marc Mazerolle.
« Je l’ai mise dans un gros vase avec de la terre. Je suis allé acheter de la mousse pour garder l’humidité, une lampe chauffante et une lampe UV car les grenouilles ont besoin des rayons UVB pour maintenir une bonne santé », explique Morgan Deslongchamps au 24 Heures.
Chaque semaine, il se rend à l’animalerie pour acheter des grillons dont se nourrit le petit Tony. Avec une source d’eau pour garder son épiderme humide et des morceaux de bois ou des roches pour se cacher, la rainette pourrait survivre deux ou trois bonnes années en captivité.
Que faire face à une situation comme celle-là? Il ne faut surtout pas relâcher l'animal dans le froid de l’hiver québécois. Ça aurait été une condamnation à mort. Le Montréalais a donc décidé de lui offrir une seconde vie dans un vivarium bien chauffé.
« Libérer un tel animal évolué et adapté aux températures élevées est non seulement cruel, mais une condamnation à mort », prévient le professeur au département de biologie de l'Université d'Ottawa, Vance L. Trudeau.
Il précise qu’il est de toute façon illégal de relâcher des espèces étrangères au Canada.
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