Vaccin de Pfizer: une bonne nouvelle, mais...

TVA Nouvelles

2020-11-09T17:54:12Z

Le vaccin contre la COVID-19 développé par Pfizer et BioNTech démontre une efficacité de 90%, de quoi insuffler une dose d’optimisme à la planète en pleine deuxième vague de la pandémie.

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Si la nouvelle est accueillie favorablement à travers le monde, des bémols restent à être apportés, indique notre experte en santé, la pharmacienne et professeure Diane Lamarre.

Le Canada, dit-elle, ne sera certainement pas le premier pays à être approvisionné puisque trois grandes puissances sont reliées au développement de ce vaccin: les États-Unis (Pfizer), l’Allemagne (BioNTech) et la Chine (Fosun).

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«Ils vont être certainement trois mégas puissances à se servir avant que, nous, on ait accès à ce vaccin-là», indique-t-elle. 

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D’autant plus que le vaccin de Pfizer nécessite l’administration de deux doses – une dose au jour 1 et une autre au jour 21. C’est donc dire que les grandes réserves de doses vont rapidement diminuer.

La température à laquelle le vaccin de Pfizer doit être conservé – soit -65°C – risque aussi d’entraîner des défis en matière de transport, de distribution et d’entreposage, souligne Diane Lamarre.

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À titre comparatif, le vaccin développé par Moderna nécessite une conservation à -20°C, tandis que celui d’AstraZeneca demande une simple réfrigération.

«Pour les vaccins, la chaîne de froid est très fragile, rappelle l’experte. Il faut la surveiller de très près. Quand on arrive avec un vaccin qu’on va devoir conserver à -65°C, c’est une grosse étape à franchir parce que ça nécessite un déploiement d’équipements qui ne sont pas disponibles actuellement.»

Reste que l’annonce de lundi est positive, surtout dans la mesure où les vaccins contre les coronavirus ne démontrent habituellement pas un taux d’efficacité aussi élevé, note Diane Lamarre.

Pour considérer comme réussis les essais cliniques, un vaccin doit minimalement démontrer une efficacité de 50%.

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