« 7 jeunes sur 10 vivent de l’intimidation » : cri d’alarme de Rafaël Provost en cette Journée du chandail rose
Équipe Salut Bonjour
Et oui : 7 jeunes sur 10 vivent de l’intimidation en 2026. C’est le constat préoccupant partagé ce matin à l’émission par Rafaël Provost, directeur général de Ensemble pour le respect de la diversité. Une donnée qui fait écho à une récente étude relayée par le Journal de Montréal, révélant une hausse de la misogynie, de l’homophobie et de la transphobie dans les écoles.
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Une réalité en hausse dans les écoles
Chaque dernier mercredi de février, la Journée du chandail rose invite la population à porter du rose en solidarité avec les victimes d’intimidation. L’initiative, née au Canada en 2007, est aujourd’hui soulignée dans 180 pays.
Mais au-delà du symbole, la réalité sur le terrain inquiète.
Les jeunes sont plus exposés que jamais, notamment en raison de l’influence des médias sociaux. Les formes d’intimidation observées varient : moqueries répétées, exclusion, cyberintimidation, commentaires sexistes, homophobes ou transphobes. Un climat qui affecte directement le sentiment de sécurité à l’école.
Miser sur l’empathie pour changer les choses
Depuis 29 ans, Ensemble pour le respect de la diversité intervient dans les écoles primaires et secondaires du Québec pour prévenir ces comportements. Chaque année, l’organisme rencontre près de 36 000 personnes et anime plus de 1 200 ateliers. Leur approche ? Miser sur l’empathie. À travers des ateliers interactifs, les élèves sont invités à se mettre dans la peau d’une personne intimidée, mais aussi dans celle qui intimide. L’objectif est de faire ressentir les émotions vécues de part et d’autre afin de provoquer une prise de conscience. Les résultats sont encourageants : 95 % des jeunes affirment avoir acquis des connaissances sur les notions de préjugés à la suite des ateliers.
Briser le silence
Malgré tout, plusieurs jeunes hésitent encore à dénoncer les gestes d’intimidation, qu’ils soient victimes ou témoins. La peur des représailles, le désir de ne pas « faire d’histoires » ou la banalisation de certains comportements freinent la prise de parole. Pour Rafaël Provost, il est essentiel de rappeler que la lutte contre l’intimidation ne concerne pas uniquement les jeunes. « On a tous un rôle à jouer. » Parents, enseignants, directions d’école, intervenants et communauté : l’enjeu est collectif. À la veille de la semaine de relâche, moment où les jeunes passeront davantage de temps en ligne, la vigilance est d’autant plus importante.
Deux chaussures, un message
Ce matin, Rafaël Provost portait deux chaussures différentes aux pieds. Un geste symbolique dans le cadre d’une nouvelle campagne de sensibilisation québécoise qui sera lancée jeudi soir. Un clin d’œil à la différence, à l’unicité, et à l’importance d’accepter celle des autres.