Auteur de bande dessinée à succès et dyslexique : le parcours inspirant de Guillaume Perreault
Équipe Salut Bonjour
L’auteur et bédéiste Guillaume Perreault était de passage en studio à Salut Bonjour ce matin. Il nous ouvre les portes de son univers... et de son parcours inspirant.
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Illustrateur, auteur et créateur de la populaire série « Le facteur de l’espace », Guillaume Perreault était de passage en studio pour parler de son métier, de son personnage Bob... et du chemin parcouru depuis ses débuts.
Un facteur pas comme les autres
Dans sa série adorée des jeunes lecteurs, Guillaume donne vie à Bob, un facteur de l’espace un peu peureux, mais profondément dévoué à son travail.
« Ce n’est pas le plus grand aventurier... un peu peureux, casanier, pantouflard. Mais c’est un fier travailleur. Il aime son métier. »
À travers ses livraisons intergalactiques, Bob apprend à sortir de sa zone de confort, à affronter l’inconnu et à se dépasser.
« Chacun des albums lui permet de se surpasser, d’apprendre à être une meilleure personne. »
Une idée née... dans un calepin
L’origine de Bob ? Un simple croquis griffonné dans un petit carnet qu’il traîne partout avec lui.
« Des fois, c’est des brides d’idées, des personnages, des segments d’histoire. On s’amuse là-dedans. »
Un soir, après avoir dessiné des astronautes, il ajoute une casquette à l’un d’eux.
« Je me suis dit : livreur, espace... facteur. Ah ! Facteur dans l’espace ! »
La bande dessinée, une vraie porte d’entrée vers la lecture
Des milliers de jeunes ont découvert le plaisir de lire grâce à ses histoires. Des parents viennent souvent le remercier en salon du livre.
« Il y avait de la difficulté, mais avec ton livre, ils ont vraiment embarqué dans le monde de la littérature. »
Pour Guillaume, la bande dessinée mérite toute sa place.
« Il faut enlever le fait que la bande dessinée n’est pas une sous-catégorie de la littérature. C’est une catégorie valide comme une autre. »
Grand lecteur de Astérix dans son enfance, il aimerait aujourd’hui relaxer dans un hamac avec Gaston Lagaffe, et reconnaît la valeur intemporelle de Tintin, qu’il décrit comme « un personnage courageux, déterminé, avec de super belles valeurs ».
Transformer une difficulté en force
Ce qui rend son parcours encore plus inspirant ? Guillaume est dyslexique.
Jeune, il ne s’imaginait pas devenir auteur. « Quand on voit son bulletin et qu’on a 50 % en français, on se dit : l’écriture, je ne pense pas que ça va le faire ». Mais il a décidé de dépasser cette peur.
« Mes histoires sont bonnes, mes idées sont bonnes. Je peux surpasser cette crainte-là puis dire ce que j’ai à dire. »
Aujourd’hui, plus de 37 000 exemplaires de ses livres ont été vendus et ses albums voyagent jusqu’en Allemagne, en Italie et bientôt en Suède.
« On dirait que je ne réalise pas toujours l’amplitude de ces trucs-là... jusqu’à ce que je me retrouve devant une classe d’enfants en Allemagne. Là, je me dis : OK, c’est vrai.