La performance... même en vacances : apprenez enfin à ne rien faire en cette semaine de relâche
Équipe Salut Bonjour
Alors que la semaine de relâche bat son plein, plusieurs ressentent une pression invisible : celle de rendre chaque instant inoubliable. Entre les attentes sociales et l’influence des réseaux sociaux, nos moments de repos ressemblent de plus en plus à des listes de tâches à cocher.
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La semaine de relâche est censée être un moment de pause. Pourtant, pour plusieurs, elle devient un projet à optimiser, à planifier, à rentabiliser. Maxence Garneau s’est interrogé sur la question : avons-nous oublié de relâcher pendant la relâche ?
La performance... même en vacances
Aujourd’hui, la performance est partout. Au travail, en famille, en couple, dans nos loisirs. Même nos vacances semblent devoir être réussies.
On n’en a pas souvent, on les attend longtemps... alors on veut en profiter au maximum. Résultat ? On applique la même logique qu’au bureau : maximiser son temps, cocher des cases, rentabiliser chaque journée.
Pourtant, le mot « vacances » vient du latin vacare, qui signifie « être libre, inoccupé, vide ». À l’origine, c’était un temps de pause. Un espace pour récupérer.
Le mythe du voyage salvateur
On associe désormais presque automatiquement les vacances aux voyages. Pourtant, prendre l’avion n’est pas un gage de bonheur. Une étude menée aux Pays-Bas démontre que c’est l’anticipation du départ qui génère le plus de joie. Au retour, les voyageurs ne sont pas plus heureux que ceux restés à la maison, sauf si leur séjour a été réellement relaxant.
Entre l’organisation, le décalage horaire et les files d’attente, le voyage peut devenir une source de stress immense. Pour les travailleurs autonomes ou ceux qui vivent seuls, l’aspect financier et la planification transforment souvent le projet de voyage en une « tâche » angoissante de plus sur la to-do list.
L’effet déformant des réseaux sociaux
Les réseaux sociaux agissent comme un amplificateur de cette pression. On ne voyage plus seulement pour vivre l’expérience, mais pour la mettre en scène. Selon une étude de l’institut CSA de mai 2025, 39 % de la génération Z identifie les réseaux sociaux comme un facteur de stress direct en vacances. Plus frappant encore : 65 % des jeunes admettent embellir leurs récits de voyage pour mieux paraître.
Selon Maxence, des vacances réussies ne sont pas celles qui impressionnent votre entourage ou qui remplissent votre CV social. Ce sont celles qui vous permettent de revenir plus léger. Si, au retour, on vous demande ce que vous avez fait, osez répondre : « Rien. J’ai vécu. » C’est amplement suffisant.