Grève dans le secteur public: «on va tenir le siège jusqu’à Noël s’il le faut»

TVA Nouvelles

2023-11-26T13:48:50Z

La grève générale illimitée se poursuit pour les quelque 65 500 enseignants représentés par la Fédération autonome de l’enseignement (FAE). 

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Alors que 40% des écoles québécoises sont fermées pour une durée indéterminée, les parents touchés par la grève des profs de la FAE sont invités à se prévoir un plan B pour toute la semaine prochaine, indique la présidente.

«Si le passé est garant de l’avenir, les parents doivent se préparer pour une autre semaine de grève», estime-t-elle. «C’est urgent qu’on place des rencontres et qu’on ait un maximum de temps aux tables avec le gouvernement.»

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Solidarité avec les enseignants 

Certains parents ont dû prendre congé pour rester avec leurs enfants à la maison ou sortir pour des activités, alors que d’autres angoissent à trouver des parades pour la semaine prochaine, devant le durcissement du bras de fer FAE-Québec.

Malgré ce casse-tête que leur cause le débrayage des enseignants, les parents n’ont pas manqué d’appuyer le personnel scolaire dans leur mouvement de grève qui paralyse le réseau scolaire depuis mardi.

«Les parents sont préoccupés par le cheminement scolaire de leurs enfants, mais on les sent derrière nous», affirme Mme Hubert. «Par contre, les parents vont aussi avoir le regard tourné vers le gouvernement pour voir le déroulement des négociations.»

Une entente à venir? 

Bien que les négociations «n’avancent pas au rythme souhaité» par les syndicats, Mme Hubert demeure sûre qu’une entente peut être conclue, mais affirme que les professeurs tiendront «le temps qu’il faudra» pour obtenir de meilleures conditions de travail. 

«Les professeurs ne peuvent pas concevoir qu’on va être un autre cinq ans avec les conditions actuelles», dit-elle. «On va tenir le siège jusqu’à Noël.»

Elle soutient par ailleurs que «rien n’est impossible» dans un contexte de négociations comme celui-ci, mais n’exclut pas la possibilité que la grève se prolonge.  

«On ne voit pas de perspective d’entente à très court terme», avoue Mme Hubert. «Ça fait 15, 20 ans que l’on observe des reculs continuels dans les conventions collectives, donc il va falloir que le gouvernement fasse des propositions qui améliorent concrètement les conditions des professeurs.»  

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