Grève des profs de la FAE: «Ça ne se réglera pas en quelques jours»
Les parents sont invités à se trouver un plan B pour la semaine prochaine

Daphnée Dion-Viens
Alors que 40% des écoles québécoises sont fermées pour une durée indéterminée, les parents touchés par la grève des profs de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) sont invités à se prévoir un plan B pour toute la semaine prochaine, indique un représentant syndical.
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C’est ce qu’a affirmé au Journal, François Bernier, président du Syndicat de l’enseignement de la région de Québec, qui a rencontré plusieurs enseignants réunis sur les lignes de piquetage lors de leur deuxième journée de grève générale illimitée, vendredi matin.
Lorsqu’on lui a demandé si les parents doivent prévoir «un plan B» en cas de fermeture d’école pour toute la semaine prochaine, sa réponse a été sans équivoque. «Tout à fait», a-t-il lancé.
«Dans l’état actuel des négociations, ça ne se réglera pas en quelques jours, ça, c’est sûr», a-t-il ajouté.
Aucune rencontre de négociation avec la FAE n'est d'ailleurs prévue en fin de semaine.
De son côté, le premier ministre François Legault a réitéré vendredi que le gouvernement est prêt à mettre davantage d’argent sur la table en échange d’une plus grande flexibilité de la part des syndicats.
«J’ai confiance qu’on va finir par s’asseoir et négocier gagnant-gagnant, c’est-à-dire gagnant du côté de l’efficacité des services qui sont donnés aux Québécois, et gagnant du côté des travailleurs en les payant mieux», a-t-il déclaré en marge d'une annonce à Sherbrooke.
- Écoutez l'entrevue avec Simon Viviers, professeur titulaire à l’École de counseling et d’orientation de l’Université Laval via QUB radio :
À deux vitesses
La Fédération autonome de l’enseignement représente 65 500 enseignants situés principalement à Montréal, Québec, en Outaouais, dans les Laurentides, en Montérégie et en Estrie.
Leurs écoles sont fermées aujourd’hui en raison de la grève générale illimitée qu’ils ont déclenchée depuis jeudi.
Les autres écoles de la province ont toutefois réouvert leurs portes vendredi, puisque leur personnel scolaire, représenté par le Front commun, est de retour au travail après trois jours de grève qui ont pris fin hier. D’autres moyens de pression pourraient toutefois être annoncés en début de semaine prochaine.
Le réseau scolaire public fonctionne donc à deux vitesses aujourd’hui, une réalité particulièrement visible dans la région de Québec.
Les élèves de deux centres de services scolaires de la Capitale et des Premières-Seigneuries sont toujours à la maison alors que ceux des Découvreurs et des Navigateurs, sur la Rive-Sud, sont de retour en classe.
«On est conscient que d’exercer notre droit de grève, ça met une pression sur les parents, on ne nie pas ça, affirme François Bernier. Par contre, on estime [...] qu’on a besoin de mener le combat, parce que la situation actuelle ne peut pas perdurer. Actuellement, ce qui nous est proposé aux tables de négociation viendrait empirer cette situation-là.»
De meilleurs services en francisation réclamés
À Québec, les enseignants réclament notamment de meilleurs services en francisation, pour les élèves allophones.
«C’est un enjeu important. Ce n’est pas chaque centre de service qui a un protocole d’ouverture de classes d’accueil ou d’intégration de ces élèves [...]. Malgré les besoins criants, on n’a pas le nombre de classes qui permet de répondre adéquatement aux besoins de ces élèves-là», affirme François Bernier.
Des parents sur les lignes de piquetage
Des parents étaient par ailleurs présents vendredi matin sur des lignes de piquetage, malgré un froid glacial, dont plusieurs à l’école primaire Sacré-Cœur. Ils étaient venus appuyer les enseignants en grève.
«Pour moi, l’école a vraiment un rôle important pour lutter contre les inégalités sociales et pour ça, ça prend des écoles publiques fortes. Ça passe par l’amélioration des conditions de travail du personnel qui ont des conséquences directes sur nos enfants. [...]. On veut qu’à la prochaine rentrée, il y ait des profs dans chaque classe», affirme Anne-Marie Lemieux-Breton, dont la fille fréquente l’école Sacré-Cœur.
«ll faut que le gouvernement comprenne qu’il faut se passe quelque chose là, maintenant, mais aussi pour les prochaines générations», ajoute une autre mère, Mylène Huot.
Avec la collaboration de Gabriel Côté.
au jour le jour
- 420 000 travailleurs affiliés à la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS. Ce front regroupe des travailleurs des réseaux de la santé et de l’éducation.
- Dans les écoles, le Front commun représente les employés de soutien, les professionnels et 60% des enseignants.
- Dans les cégeps, ce sont 85% des enseignants qui sont affiliés au Front commun via la CSN.
- Dans le réseau de la santé, le Front commun représente notamment des professionnels et des techniciens en plus d’employés de bureau.
- Lignes de piquetage devant les écoles, les cégeps, les établissements de santé et de services sociaux.
- Les cours dans les écoles et les services de garde sont suspendus dans la plupart des centres de services scolaires du Québec. Fermeture également des centres administratifs.
- Aucune manifestation d’envergure n’est prévue.
- 420 000 travailleurs affiliés à la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS. Ce front regroupe des travailleurs des réseaux de la santé et de l’éducation.
- Dans les écoles et des cégeps, le Front commun représente les employés de soutien, les professionnels et 60% des enseignants.
- Dans le réseau de la santé, le Front commun représente notamment des professionnels et des techniciens en plus d’employés de bureau.
- Lignes de piquetage devant les écoles, les cégeps, les établissements de santé et de services sociaux.
- Les cours dans les écoles et les services de garde sont suspendus dans la plupart des centres de services scolaires du Québec. Fermeture également des centres administratifs.
- Aucune manifestation d’envergure n’est prévue.
- 420 000 travailleurs affiliés à la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS. Ce front regroupe des travailleurs des réseaux de la santé et de l’éducation.
- Dans les écoles et des cégeps, le Front commun représente les employés de soutien, les professionnels et 60% des enseignants.
- Dans le réseau de la santé, le Front commun représente notamment des professionnels et des techniciens en plus d’employés de bureau.
- Lignes de piquetage devant les écoles, les cégeps, les établissements de santé et de services sociaux.
- Les cours dans les écoles et les services de garde sont suspendus dans la plupart des centres de services scolaires du Québec. Fermeture également des centres administratifs.
- Rassemblement prévu devant l’Assemblée nationale du Québec entre 11 h et 13 h.
- Manifestation à partir du Collège Maisonneuve à Montréal à partir de 10h
- La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) représente 80 000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques.
- Lignes de piquetage devant les établissements de santé et de services sociaux.
- Dans le réseau de la santé, la grève est encadrée par les services essentiels. Certains soins seront donc ralentis sur certaines unités.
- Il est également obligatoire que 70% des services opératoires et 80% des services dans les centres surspécialisés soient maintenus.
- Aucune manifestation d’envergure n’est prévue.
- La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) représente 66 000 enseignants situés à Montréal, Québec, en Outaouais, dans les Laurentides, l’Estrie et la Montérégie. Cela représente 40% des enseignants.
- Lignes de piquetage devant les écoles
- Suspension des cours pour une durée indéterminée dans les centres de services scolaires représentés par la FAE. Le retour en classe ne se fera que si le syndicat conclue une entente de principe ou constate des avancées significatives à la table de négociations.
- À 11h30, manifestation « pour les profs et l’école publique » organisée par la FAE au parc Jarry, à Montréal.
- La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) représente 80 000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques.
- Lignes de piquetage devant les établissements de santé et de services sociaux.
- Dans le réseau de la santé, la grève est encadrée par les services essentiels. Certains soins seront donc ralentis sur certaines unités.
- Il est également obligatoire que 70% des services opératoires et 80% des services dans les centres surspécialisés soient maintenus.
- Aucune manifestation d’envergure n’est prévue.
- La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) représente 66 000 enseignants situés à Montréal, Québec, en Outaouais, dans les Laurentides, l’Estrie et la Montérégie. Cela représente 40% des enseignants.
- Lignes de piquetage devant les écoles et les cégeps
- Suspension des cours pour une durée indéterminée dans les centres de services scolaires représentés par la FAE. Le retour en classe ne se fera que si le syndicat conclue une entente de principe ou constate des avancées significatives à la table de négociations.
- À 11h30, manifestation « pour les profs et l’école publique » organisée par la FAE au parc Jarry, à Montréal.
- Un partie des membres du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), qui représentent 700 employés de dix cégeps, en grève les 23 et 24 novembre.
- Les cours sont annulés dans ces établissements suivants: Cégep André-Laurendeau, Cégep de Jonquière, Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, Cégep de Lanaudière, Cégep de Saint-Hyacinthe, Cégep de Sainte-Foy, Cégep de Thetford, Cégep de Trois-Rivières, Collège de Bois-de-Boulogne et Collège Montmorency.
- Aucune manifestation d'envergure n'est prévue.