Jagmeet Singh contre le troisième lien

La position du chef du NPD diffère de celle des autres partis

Jagmet Singh, photographié l’an dernier lors d’un événement à Oka, a clairement fait savoir son opposition au projet de troisième lien entre Québec et Lévis, jeudi.
Jagmet Singh, photographié l’an dernier lors d’un événement à Oka, a clairement fait savoir son opposition au projet de troisième lien entre Québec et Lévis, jeudi. Photo Martin Alarie
Photo portrait de Dominique Lelièvre

Dominique Lelièvre

2021-08-20T00:06:11Z

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, n’a pas pris de détour pour manifester son opposition au projet de tunnel entre Québec et Lévis, jeudi, affichant ainsi une position qui tranche avec celle des autres partis fédéraux.

« On est contre ce projet, car on veut investir dans les infrastructures qui nous aident à réduire nos émissions [de gaz à effet de serre] », a déclaré M. Singh en marge d’une annonce sur les soins de santé en Alberta.

Le leader néodémocrate a cependant assuré que son parti « veut investir dans les infrastructures dans les provinces et territoires ».

Cette position claire et nette contraste avec celle du Parti libéral, qui semble souffler le chaud et le froid sur cette question, se disant ouvert à l’idée d’étudier la proposition du gouvernement Legault, tout en étant réfractaire à l’idée de subventionner des projets autoroutiers.

À l’opposé, les conservateurs ont assuré cette semaine que leur parti sera là pour financer le tunnel, jusqu’à une hauteur de 40 % du coût de l’infrastructure, comme le réclame François Legault.

Le Bloc québécois a décidé de rester neutre sur ce thème, ce qui lui a valu jeudi les critiques du chef adjoint du NPD, Alexandre Boulerice, sur les ondes de QUB radio. 

« Le Bloc est coincé, parce que pour les environnementalistes, s’ils appuient le troisième lien, ils vont perdre des votes, mais ils ne peuvent pas non plus s’y opposer, parce qu’ils disent qu’ils sont là pour parler à la place de Legault », a asséné M. Boulerice.

Lehouillier s’en mêle

À Lévis, le maire sortant, Gilles Lehouillier, a prévenu qu’il allait talonner les différents partis pour leur demander de s’engager à financer 40 % du mégaprojet, dont il est l’un des plus fervents défenseurs.

« À cette élection-là, la population va s’attendre à autre chose que des demi-mesures [...]. On veut plus que du flou, on veut de la précision », a-t-il demandé.

— Avec l’Agence QMI

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