Le chef conservateur critique les maires de Québec et Montréal: «Poilievre a appris le livre de jeu de Trump»
TVA Nouvelles
Même si Pierre Poilievre a mentionné que Donald Trump ne représentait pas le «gros bon sens» plus tôt cette semaine, Gaétan Barrette avance que le chef conservateur utilise les mêmes stratégies que son collègue américain.
• À lire aussi: Habitation: Poilievre qualifie les maires Marchand et Plante «d’incompétents»
• À lire aussi: Donald Trump incarne-t-il le «gros bon sens» de Pierre Poilievre?
«On dit souvent que Pierre Poilievre a appris le livre de jeu de Donald Trump en parlant à sa clientèle. Il ne veut pas être un rassembleur, il veut devenir premier ministre du Canada majoritaire et pour être majoritaire, ça lui prend un vote (...). Il fait d’une pierre deux coups parce qu’il met la faute sur Justin Trudeau qui envoie de l’argent sans obtenir de résultat et il met la faute également sur les maires critiqués par le milieu de la construction», explique Gaétan Barrette.
L’ex-députée de Maurice-Richard, Marie Montpetit, croit que Pierre Poilievre n’est pas un chef rassembleur.
«Il y a deux sortes de politiciens, il y a ceux qui veulent diviser et ceux qui veulent rassembler. Ce n’est pas la première fois qu’il joue la carte de la division, du manque de respect et de l’insulte. Dans ce cas-ci, il n’insulte pas seulement Bruno Marchand et Valérie Plante, mais plutôt l’ensemble des maires des municipalités du Québec», dit-elle.
Un point de vue partagé par sa collègue Elsie Lefebvre, mais cette dernière précise que cette déclaration avait un seul but et c’est de courtiser les insatisfaits.
«D’un point de vue strictement stratégique politique, les gens qui appuient possiblement Poilievre c’est tous les gens qui n’aiment pas les politiques de Valérie Plante ou de Bruno Marchand. Il divise et va peut-être aller chercher quelques points avec ça», souligne-t-elle.
Voyez l’analyse des chroniqueurs politiques dans la vidéo ci-dessus