Liliane Blanco-Binette, la toréador du stand-up québécois

Amélie Hubert-Rouleau

2025-12-31T00:00:00Z

Elle nous fait déjà rire aux larmes sur nos réseaux sociaux. L’humoriste, qui a d’ailleurs commencé à faire des vidéos sur les recommandations d’une voyante, affronte ces jours-ci ses démons intérieurs... et on en redemande!

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Crédit: Andréanne Gauthier
Crédit: Andréanne Gauthier

Peux-tu m'expliquer le titre de ton spectacle, «Toréador»?

«Toréador» m'est venu un peu comme une épiphanie. J’ai grandi dans une maison multigénérationnelle avec ma mère et ma grand-mère, qui sont Espagnoles — ma grand-mère ne parlait pas d’autre langue que l’espagnol. Aujourd'hui, je ne le parle plus, mais c'était important pour moi de faire un clin d'œil à cette culture-là, parce que c'est toute ma vie. Il y a aussi quelque chose du toréro dans le tonus que j'essaie d'avoir sur scène, cette droiture frontale par rapport aux sujets que j'aborde, qui peuvent être difficiles par moment. Dans une corrida, le toréro défie le taureau, et il y a des comparaisons à faire avec le stand-up: sur scène, j'affronte ma «bête à moi» devant des gens. J'ai trouvé le titre, Toréador, avant même de trouver la dernière joke du show. C'était dans mon sang.

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Tu as aussi déjà affirmé que tu vois la scène comme une promesse d'intimité et un cocon. À quoi les spectateurs peuvent-ils s'attendre en entrant dans ton cocon?

Oh my God! Ils peuvent s'attendre à du «gros niaiseux». Mon humour, c'est vraiment à l’image de mes réseaux sociaux. On roule à 100 milles à l’heure; dans ma tête, ça va vite! J'aime voir le stand-up comme une rencontre entre amis. Le cocon se tricote dans des sujets que tu livres à des amis. Ça donne lieu à des discussions qui permettent d'avancer. Il y a comme quelque chose de guérissant, comme quand tu te livres à des proches. Ce cocon-là, pour moi, il sert à ça sur scène. À travers le fait de panser mes propres blessures, j'espère, peut-être par la bande, panser les blessures d’autres personnes.

De quelle façon crois-tu que ton humour sur scène diffère de ce que tu proposes sur les réseaux sociaux?

Il est très similaire: la folie et le rythme sont là. Je parle, je crie, je m'insurge, mais sur scène, je m’aventure dans des sujets que je n’aborde pas sur les réseaux sociaux. Je ne pourrais pas me lancer aussi profondément sur ces plateformes-là. Ça ne marcherait pas. Pour moi, c'est important de laisser les deux vivre dans leur propre écosystème.

À tes débuts, as-tu trouvé difficile de proposer quelque chose de nouveau en humour?

Le plus dur pour moi a été de laisser mon naturel embarquer. Quand j'étais à l'École de l'humour, j’étais du type bonne élève. Je voulais me sentir valorisée, avoir les félicitations de mon prof. J'étais tellement obnubilée par ce qu’on nous y enseignait — comme de bien structurer nos punchs — que je me suis éloignée de ce qui me faisait rire personnellement et de mon identité naturelle, mon «clown personnel» qui me fait cramper. J’ai dû me reconnecter avec qui j'étais pour vrai, et c’est en faisant la paix avec qui je suis que mon parlé est sorti, ce mélange d'anglais, de français et d'espagnol, la modulation dans ma voix.

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Où te vois-tu d'ici cinq ans? Y a-t-il d'autres médias auxquels tu aimerais toucher?

La radio, c'est vraiment mon rêve. J'aimerais tellement en faire! J'aime le cocon qu’elle fait naître. D’ici cinq ans, j’aimerais sortir un deuxième show, voyager dans la francophonie, avoir du fun et travailler avec des gens qui sont passionnés comme moi... Cheesy, hein?

SES MUSTS

Ton influenceuse préférée ou la personne que tu préfères suivre sur les réseaux sociaux?

Je suis assidûment Charlotte Cardin et Izzyi (@izzipoopi) sur TikTok. Je l'adore!

Tes marques ou tes designers préférés?

Côté high fashion, Maison Margiela et Chloé. Sinon, j’aime beaucoup les marques Levi's, Maguire et Reformation.

Tes produits de beauté de prédilection?

Le fond de teint et les illuminateurs Les Beiges, de Chanel. J'aime beaucoup le blush liquide de Rare Beauty, en teinte Hope, et le gloss Gisou au miel. J'ai aussi une palette Morphe pour les yeux; et que dire du petit portfolio de Watier! Je ne suis pas une fille qui se maquille dans la vie, mais j’apprécie vraiment ce rituel-là avant d’entrer sur scène. Sinon, Aquafor! Et en ce moment, j’utilise de l'huile de lanoline comme hydratant facial; c'est de la graisse d'huile de laine, pour les mamelons craqués. Mais il paraît que c'est vraiment bon sur la peau en général! Je me mets ça sur le visage et les bouts des doigts.

Ton endroit préféré où magasiner?

En général, j'aime aller dans les petites boutiques indépendantes ou les marchés artisanaux, où on trouve toutes sortes de produits québécois. Mais je ne magasine pas beaucoup en personne. En ligne, je vais sur les sites de With Jéan et Farfetch. Sinon, j’apprécie la slow fashion et le travail du cuir.

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