«Manifestations miraculeuses, statuettes qui pleurent de l'huile et du sang» : retour sur la supercherie qui a secoué le Québec en 1986

Équipe Salut Bonjour

2026-01-07T17:05:04Z

Christian Page a débuté ses chroniques de l'année avec une histoire de chez nous, arrivée à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, il y a de ça 40 ans.

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Revoyez la chronique complète dans la vidéo en tête de cet article.

À l’hiver 1985-1986, une petite municipalité des Laurentides devient le théâtre d’un événement troublant qui attire croyants, curieux et médias. Pendant quelques semaines, des statues semblant pleurer de l’huile et du sang captivent le Québec... Avant que la vérité n’éclate...

L’affaire débute à la mi-décembre 1985, à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, dans la résidence de Maurice Girouard et de sa compagne, Claudette Vézina. Très croyant, le couple est profondément marqué par les apparitions de Medjugorje, survenues quelques années plus tôt en Bosnie-Herzégovine. Peu avant Noël, ils accueillent sous leur toit un jeune homme marginal d’une vingtaine d’années, Jean-Guy Beauregard. Peu après son arrivée, des phénomènes jugés extraordinaires se manifestent dans la maison. Des icônes et statuettes religieuses, omniprésentes dans la demeure, commencent à suinter de l’huile et du sang. Un buste de Jésus et une statuette de la Vierge seraient particulièrement visés par ses manifestations. Rapidement, la rumeur se répand et attire un nombre croissant de fidèles devant la résidence.

Pour recevoir les visiteurs, le couple aménage une petite chambre en sanctuaire. Jour après jour, malgré le froid intense, des dizaines, puis des centaines de personnes se présentent pour voir les traces laissées sur les statues. Les manifestations, elles, se produiraient surtout la nuit, hors de la présence de témoins.

À la mi-janvier 1986, des scientifiques de l’Institut Armand-Frappier sont invités à examiner la situation. C’est à ce moment que l’affaire bascule. Un bénévole révèle avoir surpris Jean-Guy Beauregard en train de verser de l’huile sur une statuette. Interrogé par la police, le jeune homme avoue avoir simulé les phénomènes en ajoutant parfois son propre sang pour accentuer l’effet.

Le 17 janvier 1986, Le Journal de Montréal révèle publiquement la supercherie. Aucune accusation criminelle n’est portée et l’affaire s’éteint aussi rapidement qu’elle avait enflammé l’opinion publique. Près de 40 ans plus tard, cet épisode demeure l’un des faits divers religieux les plus marquants de l’histoire récente du Québec.

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