Pas de vaccination obligatoire pour les candidats conservateurs

Marc-André Gagnon
Fidèle à sa position concernant la vaccination obligatoire, le chef conservateur Erin O’Toole n’exige pas que ses candidats et des députés soient vaccinés contre la COVID-19.
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Alors que le débat sur la vaccination obligatoire bat son plein à travers le pays, plongé dimanche en campagne électorale fédérale, le leader du Parti conservateur du Canada a confirmé que ses candidats ne sont pas obligés d’être vaccinés.
« J’encourage tous les Québécois, tous les Canadiens à se faire vacciner, incluant les candidats et les députés », a expliqué mercredi M. O’Toole.
Pour ce qui est des candidats et candidates de son propre parti, il préfère « respecter les décisions personnelles sur la santé ».
« Mais on doit utiliser les tests de dépistage rapide chaque jour, si on a un candidat qui n’est pas vacciné », a-t-il précisé.
Libre choix
Interrogé à ce sujet en marge d’une tournée de son chef à Québec, le député conservateur sortant dans Louis-Saint-Laurent, Gérard Deltell, a affirmé que « chacun est libre de ses choix et assume des choix ».
« La question, à ma connaissance, n’a pas été posée [aux candidats avant le début de la campagne électorale] », a-t-il reconnu.
« Et comme le chef l’a si bien dit tantôt, nous, on va continuer à faire la promotion sans arrêt de la vaccination. Et ceux qui ne sont pas vaccinés devraient avoir un test quotidien rapide, et ça, c’est important », a-t-il martelé.
Obligatoire pour les médias
Ironiquement, le Parti conservateur du Canada exige toutefois des journalistes qui suivent la campagne conservatrice à bord de la caravane du parti qu’ils soient vaccinés contre la COVID-19.
Ils doivent aussi se soumettre à un test de dépistage rapide, chaque jour, même s’ils ont reçu deux doses de vaccin.
L’approche de M. O’Toole contraste avec la position très tranchée adoptée chez nos voisins de l’Ontario par le Parti progressiste-conservateur de Doug Ford, qui menace d’expulser deux de ses députés qui ne sont pas encore vaccinés.
Vérification faite, du côté du Parti libéral du Canada, tous les candidats recevront bientôt leur deuxième dose, si ce n’est déjà fait.
La même exigence d’inoculation prévaut du côté du Nouveau Parti démocratique et du Bloc québécois, dont tous les candidats sont pleinement vaccinés.