Des pages pro-sobriété voient le jour sur les réseaux sociaux et peuvent aider à garder la motivation nécessaire pour arrêter l'alcool


Andrea Lubeck
Envie d'arrêter l'alcool? Peu importe la raison qui vous motive à aller vers la sobriété, vous n’avez pas à traverser cette étape parfois éprouvante seul. Plusieurs ressources existent, dont plusieurs sur les réseaux sociaux, pour aller chercher du soutien.
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Sur les réseaux sociaux, plusieurs communautés regroupent des personnes de tous âges qui ont entrepris une démarche d’abstinence. L’ambiance dans ces groupes est généralement légère: les discussions sont respectueuses et les encouragements fusent sous chaque publication.
Sobre depuis 2017, Éliane Gagnon, fondatrice de l’organisme Soberlab, confirme que les communautés sur les réseaux sociaux sont «un bon point de départ» pour adopter le mode de vie.
«Il y a de plus en plus de personnes qui parlent ouvertement de leur sobriété. C’est clair que ça génère des prises de conscience tout en promouvant le mode de vie sobre. C’est d’ailleurs un peu pour ça que Soberlab existe : inspirer à autre chose que les abus de substances», explique celle qui est également comédienne. En plus de son site web, Soberlab rejoint environ 10 000 personnes sobres ou curieuses de ce lifestyle sur les réseaux sociaux.
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Sur Facebook, vous pourrez retrouver quelques groupes, dont celui de Sobre et Branchée et la Communauté Sober Curious & Sobre du Québec, qui comptent quelques centaines de membres chacun.
Instagram regorge aussi de comptes dédiés à la sobriété. Parmi les plus populaires, on trouve celui de @SoberGirlSociety, @GratefulAddictsInRecovery ou encore @TheRetiredPartyGirl (tous en anglais). Vous y trouverez des trucs, des citations inspirantes et même de la merch pour afficher fièrement votre mode de vie.
L’application I Am Sober (en anglais seulement) donne la possibilité de garder une trace de la démarche de sobriété, en plus de réunir une communauté de personnes suivant le même chemin. On y trouve un décompte du temps passé depuis son dernier verre et même un calculateur des économies réalisées après avoir cessé d’acheter de l’alcool. Le Soberlab offre d’ailleurs un carnet de bord pour vous accompagner dans les premiers pas vers la sobriété.
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Des options plus traditionnelles
Éliane Gagnon recommande aussi de se tourner vers les fraternités anonymes, comme les Alcooliques anonymes, pour aller chercher de l’aide auprès de professionnels.
«Il y a de l’aide en ligne et des meetings qui se donnent en ligne ou en présentiel», note-t-elle.
Et si vous croyez avoir un important problème d’alcool, il faut d’abord et avant tout consulter un médecin avant de devenir sobre, prévient Éliane Gagnon. «Quelqu’un qui consomme tous les jours, normalement ça demande un suivi médical. C’est vraiment dangereux d’entreprendre un sevrage si la personne est malade.»
Vous pensez avoir un problème d’alcool? Contactez l’organisme ToxQuébec en composant le 1-800-265-2626 pour obtenir de l’aide. Vous pouvez aussi consulter le répertoire des ressources en dépendances sur le site du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.
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