Prosecco, champagne, mousseux: On démystifie les bulles!

Josianne Desjardins et Anne Bourgoin

2025-12-24T12:00:00Z

Ah, les bulles! Champagne, prosecco, pet’nat ou vins mousseux de méthode traditionnelle, ces nectars effervescents nous accompagnent dans une foule d’occasions et ne cessent de nous surprendre grâce à une grande offre de produits d’ici et d’ailleurs! Trinquons à un savoir-faire hors pair en démystifiant les différentes méthodes de fabrication.

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La méthode traditionnelle

Sa première étape consiste à faire du vin et l’embouteiller! Ensuite, on ajoute dans la bouteille une liqueur de tirage, c’est-à-dire un mélange de sucres et de levures. C’est après avoir bien scellé la bouteille que la deuxième fermentation commence, car le gaz qui y est confiné fait son œuvre. «À la fin de cette deuxième fermentation, les levures mortes forment un léger dépôt en bouteille, c’est la lie, explique-t-on sur le site de l’entreprise Le vin dans les voiles. Avec cet élevage sur lies se développent des arômes fleurant la levure, les viennoiseries et des parfums grillés, des arômes propres aux vins élaborés en méthode traditionnelle.» Une description qui, pour le moins, donne soif!

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Cette technique est aussi celle utilisée pour l’élaboration du champagne, dont les vins effervescents sont issus de la région française du même nom. Le terme «méthode champenoise» lui est d’ailleurs réservé, car le champagne est protégé par une appellation d’origine contrôlée (AOC) depuis 1936. Si on a tendance à d’abord penser au champagne dans la catégorie des vins mousseux en méthode traditionnelle, plusieurs autres produits français méritent qu’on s’y attarde — notamment pour la santé de notre portefeuille! Il y a les différents crémants — d’Alsace, de Loire, de Bourgogne, du Jura, etc. —, le Franciacorta de la région du même nom en Italie, et le cava, en Espagne, mentionne Le vin dans les voiles. Par ailleurs, on retrouve la mention méthode traditionnelle sur les bouteilles provenant de pays n’ayant pas un système d’appellation précis tels que le Canada, les États-Unis
ou encore l’Australie.

Le pétillant naturel

Communément appelée pet’nat, cette méthode de fabrication du vin nature est l’une des plus anciennes. «Historiquement, c’est par erreur ou naturellement que des bulles se retrouvaient dans le vin. En suivant les saisons, à la suite des vendanges automnales, l’arrivée du froid de l’hiver stoppait les fermentations en cours en endormant les levures, laissant ainsi le vin en transformation avec un excédent de sucre résiduel», nous apprend Le vin dans les voiles.

Cette «erreur» est donc devenue l’alliée de moult vignerons à travers le monde, dont certains Québécois. Le pet’nat est un gage de simplicité, car chaque bouteille ne renferme que du jus de raisin fermenté. Ce vin de plus en plus populaire se démarque par son côté trouble et ses arômes fruités et frais.

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Méthode Charmat

On parle ici de prosecco! On se transporte en Italie avec cette méthode de fermentation en cuve close. Rapide et peu coûteuse, elle est bien adaptée aux vins issus de cépages aromatiques, tels que le pinot noir et le glera, un cépage blanc italien. Elle permet de préserver le caractère des raisins, donnant ainsi des vins mousseux frais, fruités et parfumés.

Tout comme la méthode traditionnelle, le vin est soumis à une deuxième fermentation. Toutefois, cette étape se produit dans une cuve fermée et pressurisée plutôt que dans une bouteille. On doit cette technique à Eugène Charmat, un ingénieur agronome à l’Université de Montpellier qui a obtenu le brevet pour cette méthode en 1907. Cependant, une bonne partie du mérite revient au pharmacien et chimiste italien Federico Martinotti qui avait initialement inventé cette méthode!

Contrairement au champagne, le prosecco est un excellent choix pour son rapport qualité-prix! Celui de la Maison Ruffino, en Toscane, est le meilleur vendeur au Québec depuis plusieurs années, souligne la firme de relations publiques DDMG Communications. Il est idéal pour l’apéroou pour l’heure du brunch dans un mimosa ou encore un kir royal!

10 astuces pour maîtriser l’art de la dégustation

  1. La conservation: Conservez vos bouteilles de champagne couchées, afin d’éviter que le bouchon se dessèche, dans un endroit frais, à l’abri de la lumière, des courants d’air et des vibrations.
  2. Le refroidissement: Le champagne est un produit sensible, et les températures trop basses lui font perdre toute sa finesse. Il faut donc éviter de le mettre au congélateur. Placez-le préférablement couché dans le bas du frigo durant quatre heures ou dans un seau avec de l’eau et des glaçons pendant une demi-heure.
  3. Le champagne se boit très frais... mais pas trop! Il est recommandé de le servir à une température entre 8 °C et 10 °C. Les vins trop froids ont un e et anesthésiant sur les papilles gustatives.
  4. Le choix du verre: Oubliez la coupe! Bien qu’elle ait connu son heure de gloire, elle ne sert pas aussi bien le champagne que la flûte, idéalement en forme de tulipe, qui laisse de la place aux bulles et qui donne la chance aux saveurs de s’exprimer. Conseil: toujours tenir son verre par le pied afin de ne pas réchauffer le nectar.
  5. L’entretien des verres: Pour que les bulles puissent s’épanouir, les verres doivent être rincés à l’eau chaude et s’être égouttés tout seuls. Les produits de lavage et de rinçage laissent un lm gras qui peut empêcher la formation de la mousse.
  6. L’ouverture de la bouteille: Pour déboucher une bouteille de champagne, il faut respecter certaines règles! Après avoir incliné légèrement la bouteille, il faut dégager la boucle du muselet. Ensuite, on enlève ensemble le muselet et son habillage tout en maintenant le bouchon de l’autre main. Puis, on saisit le corps de la bouteille, toujours en maintenant fermement le bouchon, et on tourne pour dégager doucement ce dernier du goulot de manière à ne pas laisser échapper du précieux nectar.
  7. Le service: Saviez-vous qu’en versant le champagne dans la flûte en deux temps vous favoriserez le maintien prolongé de la collerette de mousse? D’abord, tenez la bouteille par le fond et non par le col. Ensuite, versez le champagne en plusieurs fois selon la taille du verre et l’effervescence de la mousse. Et surtout ne remplissez le verre qu’aux deux tiers afin de pouvoir humer les arômes du champagne.
  8. Le repas 100 % champagne: Vous pouvez aussi bien varier durant le repas que rester sur le même champagne, comme avec un blanc de blanc. C’est le champagne qui met en valeur vos mets, à vous de les adapter.
  9. Les accords mets et champagne: Viande rouge: un champagne à dominante de pinot noir. Poisson, langouste, homard ou viande blanche: un blanc de blanc. Dessert: champagne demi-sec ou sec.
  10. La solution petit budget: Si le budget est petit, on peut aussi bien plonger avec délice dans les mousseux que dans les crémants d’Alsace ou de Bourgogne. De plus, certains champagnes sont moins coûteux que ce à quoi on s’attend, l’idéal est de les goûter afin de ne pas être déçu. 

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