«Qui est la nouvelle victime?»: le PDG d'une marque beauté populaire mêlé à l'affaire Epstein

Juliette de Lamberterie

2026-02-06T17:00:00Z

La nouvelle vague de documents rendus publics liés au criminel sexuel Jeffrey Epstein révèle que celui-ci entretrenait une relation avec un géant de la beauté.

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Photo AFP
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Un échange de courriels qui fait partie des 3,5 millions de nouveaux documents reliés à Jeffrey Epstein rendus publics par le Département de la Justice des États-Unis, le 30 janvier dernier, révèle que Peter Thomas Roth, PDG de la marque de soins de la peau du même nom, communiquait avec Jeffrey Epstein.

Dans le premier courriel d'un échange qui date du 28 février 2018, Peter Thomas Roth écrit à Jeffrey Epstein: «Je vous ai envoyé un petit colis contenant six exemplaires de ma nouvelle crème hydratante et de mon nouveau masque hongrois pour que votre équipe puisse les essayer. J'ai également joint une douzaine d'exemplaires des numéros de février et mars des magazines dans lesquels mes publicités sont publiées. Veuillez noter que les numéros spéciaux maillots de bain de Sports Illustrated, Vogue, Bazaar, People, etc. (mes préférés) sont là pour vous faire sourire! Je m'amuse bien!»

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Près de deux heures après, le même jour, Epstein répond par un court message:

«Merci. Super. Amusant. Qui est la nouvelle victime?» («thx. great. fun. who is the new victim?»)

Peter Thomas Roth lui répond ensuite: «Je n'en ai aucune» («I have none»). 

Cet échange cryptique a eu lieu en 2018, donc après le premier emprisonnement d'Esptein en 2008 pour incitation à la prostitution et incitation à la prostitution avec un mineur de moins de 18 ans.

Le PDG de la marque de beauté a commenté le dévoilement de ces courriels dans une publication sur son compte Instagram personnel.

Il y révèle que le criminel sexuel était son professeur de physique à Dalton School lorsqu'il avait 17 ans, une école privée de Manhattan, à New York, où Esptein a travaillé au début de sa carrière. Roth dit avoir visité sa résidence de New York une seule fois pour lui montrer ses produits, à la requête d'Esptein, mais nie avoir jamais été présent sur son île, dans ses avions ou à ses événements mondains. 

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«Quand les allégations autour du comportement d'Esptein ont fait surface pour la première fois, je ne pouvais pas croire qu'il ait pu commettre des crimes si horribles. Je me suis gravement trompé. Je suis horrifié par les crimes qu'il a commis et leurs conséquences durables sur les victimes, et je regrette d'avoir conservé quelconque association avec lui après avoir quitté l'école Dalton», écrit-il.

Cette marque de soins de la peau, dont le soin raffermissant temporaire pour les yeux Instant FIRMx, récemment viral sur les réseaux sociaux, est encore en vente chez Sephora.

Cette troisième vague de documents rendus publics, dont la première était en décembre 2025, est la plus massive à ce jour, contenant des millions de courriels, de photos et de vidéos, souvent caviardés. Jeffrey Epstein entretenait un réseau avec des personnalités du monde des affaires, de la politique, des médias, des sciences et des arts, et les allusions au recrutement d'enfants et de jeunes femmes sont récurrentes dans ses échanges, «corroborant l'existence d'un réseau de relais chargé d'identifier et d'introduire des “assistantes” auprès d'Epstein», peut-on lire dans un article de l'AFP.

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