Temps des Fêtes: 7 traditions de Noël au Québec

Agence QMI
Le Québec est riche en traditions, et si plusieurs familles ont adapté les leurs au fil des ans, beaucoup persistent dans les maisonnées pour le temps des Fêtes. Voici sept coutumes qui se répètent chaque année durant les célébrations de Noël et du jour de l’An.
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1- Lumières et sapin: les décorations de Noël

La toute première tradition à faire son apparition chaque année est celle de décorer sa maison pour les Fêtes. Dès le début du mois de décembre, et même en novembre pour les plus excités, on peut voir apparaître le traditionnel sapin de Noël dans les demeures.
L’arbre de Noël, qu’on décore habituellement d’ornements, de lumières et de guirlandes, serait apparu pour la première fois en Amérique du Nord à Sorel au Québec en 1781, alors qu’une baronne devait recevoir un groupe d’officiers britanniques et allemands pour Noël, selon l’Encyclopédie canadienne.
La coutume était déjà bien implantée dans plusieurs pays d’Europe comme symbole de persistance et de vie au beau milieu d’un rude hiver.
Encore aujourd’hui, plusieurs familles poursuivent la tradition de couper un sapin dans la forêt pour l’installer dans leur foyer, alors que plusieurs fermes offrent l’autocueillette dans la province.
La crèche

Même si la religion a perdu des plumes au cours des dernières décennies, il n’est pas rare de trouver, souvent sous le sapin, une crèche pour représenter la naissance de Jésus: un symbole qui tire ses origines de la Nouvelle-France, selon Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
2- Père Noël: «Avez-vous été sage?»

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L’une des icônes les plus marquantes de Noël aujourd’hui n’est ni plus ni moins que le père Noël, un homme bedonnant vêtu de rouge et de blanc qui descend dans la cheminée pour apporter des présents aux enfants sages partout dans le monde.
Ce personnage, dont l’histoire a grandement évolué depuis ses origines au Moyen-Âge, est aujourd’hui une figure incontournable des Fêtes, que l’on retrouve dans divers programmes télévisés, chansons et films des Fêtes.
Aujourd’hui, il est de mise de lui rendre visite dans les marchés de Noël, dans les foires ou dans les centres commerciaux, ou encore de lui envoyer une lettre directement au pôle Nord – avec le code postal H0H 0H0 – pour lui envoyer sa liste de cadeaux souhaités.
Puis, la veille de Noël, les enfants laissent normalement des biscuits et un verre de lait sur le bord du sapin, pour le remercier de sa visite.
Le 24 décembre, il est aussi possible de suivre le trajet du père Noël sur le site officiel du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD).
3- Les bêtises des lutins farceurs
Plus récemment, de nouveaux personnages se sont creusé un chemin dans plusieurs foyers québécois où ils saccagent et font des bêtises, sous les yeux stupéfaits des enfants.
La tradition des lutins farceurs serait née au Québec en 2005, au moment où un grand-père aurait eu l’idée, pour amuser ses petits-enfants, de tenter de capturer des lutins dans sa cour en y plaçant des pièges et des friandises, selon Futura Sciences.
Aujourd’hui, la coutume bien implantée dans la province et aux États-Unis veut que le lutin s’installe dans la demeure durant tout le mois de décembre pour vérifier si les enfants sont sages, faisant des folies pendant que la famille est assoupie, et ce, jusqu’à ce que le père Noël vienne le chercher.
4- La tablée traditionnelle de Noël

À Noël, ce n’est pas le temps de compter les calories. Il est traditionnel de s’asseoir en famille devant une tablée de dinde farcie, de tourtière du Lac-Saint-Jean ou de pâté à la viande et de ragoût de boulettes, accompagnés souvent de betteraves et de pommes de terre.
Mais le clou du spectacle demeure la bûche de Noël, qui tire ses origines des célébrations du solstice d’hiver, durant lesquelles on allumait une vraie grosse bûche pour tenir les maisons au chaud, selon National Geographic.
C’est au 18e siècle en France qu’un Parisien aurait proposé une première recette pour une bûche comestible, alors qu’il devenait de moins en moins pratique de faire brûler un énorme morceau de bois chez soi, selon le magazine.
À ses côtés, pour ceux qui ont la dent sucrée, on retrouve bien souvent du sucre à la crème.
5- La messe de minuit

Parmi les traditions québécoises qui perdurent, celle d’assister à la messe de minuit à l’église demeure dans de nombreux foyers, même chez ceux qui ne sont plus pratiquants.
Comme le dit son nom, cette messe se déroule normalement à minuit, bien que plusieurs églises offrent une version qui se déroule en après-midi le 25 décembre pour les plus petits.
Durant cette célébration spéciale, les gens sont invités à chanter en chœur divers cantiques de Noël, dont certains qui étaient récités aussi loin qu’en 1790, comme Ça bergers et Les anges dans nos campagnes, selon BAnQ.
6- Le réveillon de Noël et du jour de l’An

Si plusieurs familles mangent aujourd’hui avant la messe de minuit, certaines ont conservé la tradition de se mettre à table au retour de l’église, pour entamer une veillée remplie de mets, de musique traditionnelle et de danse.
Durant le réveillon de Noël, les enfants déballent habituellement les cadeaux tandis que la parenté s’empiffre devant le festin, avant de se trémousser sur des gigues et rigodons, en tapant du pied ou des cuillères de bois, a relevé BAnQ.
Ce même genre de célébrations ne sont pas rares pour entamer la nouvelle année, alors que plusieurs familles se rassemblent pour répéter le rituel le 31 décembre, avec un décompte.
D’autres choisissent plutôt d’amorcer le Nouvel An en assistant aux célébrations locales, comme celles qui se dérouleront à Québec et à Montréal, ou encore devant leur écran, devant la revue annuelle d’Infoman et du Bye bye, diffusés à Radio-Canada.
7- La fête des Rois mages

Finalement, pour ceux qui ont encore l’énergie de célébrer le 6 janvier, il est coutume de déguster une galette spéciale dans laquelle se cache un pois ou une fève, afin d’élire un roi ou une reine de la journée, selon le Réseau de diffusion des archives du Québec (RDAQ).
À l’époque, cette fête religieuse de l’Épiphanie était célébrée avec une messe spéciale et traitée comme un dimanche.