«Toute ma vie, on m'a demandé c'était quoi être la fille d'un criminel notoire» : la fille de Maurice «Mom» Boucher publie son récit

Équipe Salut Bonjour

2026-02-16T14:05:01Z

Alexandra Mongeau est la fille de l’un des criminels, sinon le criminel le plus notoire au Québec, Maurice « Mom » Boucher. Elle publiera sous peu le livre « Mon père, Mom et moi » dans lequel elle livre un témoignage puissant sur sa famille, sa relation avec son père, la criminalité et les dommages collatéraux.

• À lire aussi: La séduction à long terme: pourquoi une soirée romantique par année ne va pas changer la connexion dans une relation

• À lire aussi: Pappardelles à l’épaule picnic de porc fumée, cheddar vieilli et crème aux poivres rose

• À lire aussi: 25 ans de carrière pour Sylvain Cossette

Revoyez l'entrevue complète dans la vidéo en tête de cet article.

Mercredi, tu sors un livre écrit en collaboration avec la journaliste Isabelle Marjorie Tremblay. Le livre s'appelle «Mon père, Mom et moi». Alexandra, est-ce que le fait d'avoir donné une entrevue à notre collègue Annie-Soleil, c'est ce qui a un peu déclenché l'idée de de raconter l'histoire puis de donner un livre à un moment donné?

«Oui, c'est sûr que Annie-Soleil, elle a un coeur immense, elle n'est pas dans le jugement. Donc ça m'a permis d'avancer dans cette histoire-là. Le livre, c'est tous les pourquoi que je n'ai pas été capable de répondre dans cet épisode de «Famille de criminels». Toute ma vie, on m'a demandé c'était quoi être la fille d'un criminel notoire au Québec, mais plus précisément, c'était quoi être la fille de Mom boucher. Dans mon livre, j'étais à la quête d'une vérité, à la quête d'une compréhension pour moi-même. On est retourné dans mon enfance, dans mon adolescence, dans ma vie de jeune de jeune adulte, celle de mon père aussi. J'avais besoin de comprendre quel piège avait été mis sur mon chemin pour que je prenne plus tard des mauvaises décisions, un mauvais jugement. C'était important pour moi de les comprendre pour moi, mais aussi de ne pas les transmettre à mes enfants. Puis dans ce livre-là, on n'est vraiment pas dans la complaisance. Puis moi et Isabelle Marjorie, c'était très important pour nous qu'on ait un grand, grand respect pour les familles qui ont été victimes à ce moment-là pendant la guerre des motards.»

Publicité

Ça, tu fais toujours attention à ça, ne pas glorifier ce que ton père a fait.

«C'était important. Il fallait que ça soit dans la vérité. Mais je peux dire que ce livre-là, ça l'a été la plus belle thérapie de ma vie.»

Qu'est-ce que tu as visité comme comme émotion, puis comme vérité?

«J'ai découvert une grande lucidité quand on a commencé le livre. À mesure que le livre évoluait, progressait, le ton changeait. Parce que moi, je comprenais des choses, je comprenais des mécanismes qui m'avaient amenée à faire des erreurs, comme j'ai dit, puis surtout de ne pas les redonner, mais aussi, ça m'a fait du bien. De faire calmer aussi certains préjugés sur les gens marginalisés.»

Oui, sur les enfants de criminels, tu t'adresses aussi à ces gens-là.

«Oui, si ça peut sensibiliser ce côté-là aussi, ça serait une petite victoire en soi.»

Tu écris que ce livre est un acte personnel, mais un geste de responsabilité envers la société, puis envers tes enfants. Qu'est-ce que tu veux dire par ça?

«Premièrement, pour mes enfants, en premier lieu, c'est de ne pas transmettre des valeurs intergénérationnelles. Pour la société, je crois que de démontrer qu'est-ce qui se passe à l'intérieur des familles de criminels, puis de garder une ouverture aussi sur l'isolement que tu peux vivre. Peut-être que si c'est plus ouvert et moins tabou, on va on va donner plus d'outils à des professionnels pour pouvoir aider ces gens-là à prendre d'autres voies aussi.»

Tu as une grande quête, puis tu le dis toi-même, je pose la question, c'est quoi «être la fille de», as-tu ta réponse? Es-tu capable de définir aujourd'hui?

«Mais pour moi ça a été un grand monde d'isolement, de distorsion de l'amour filial... Mais le plus beau message là-dedans c'est que tu n'es pas condamné à rester Tu sais, je peux vraiment choisir une autre vie.»

Et qu'est-ce que tu as choisi?

«Une vie, je m'en retourne à l'école, j'ai l'impression de mettre un point final sur mon passé, puis aujourd'hui de regarder vers l'avenir.»

C'est vrai que tu es tombée dans des pièges, mais il y en a d'autres que tu as su éviter. Je t'écoute parler de ce que tu projettes pour toi. Je pense c'est des études en criminologie justement?

«Je veux aller étudier, je veux vraiment aller aider les jeunes en délinquance.»

Le livre « Mon père, Mom et moi »écrit en collaborat ion avec la journaliste spécialiste des affaires criminelles, Isabelle Marjorie Tremblay, sera disponible dès le 18 février 2026.

Qub Livre
Qub Livre

Publicité