Opération séduction pour le chef conservateur à Québec
Erin O’Toole propose un «contrat» de 100 jours aux Québécois

Marc-André Gagnon
Au terme d’une journée passée à Québec, le chef conservateur, Erin O’Toole, a proposé « un contrat » aux Québécois, dans lequel il s’engage, entre autres, à augmenter les pouvoirs du Québec en matière d’immigration
- Écoutez la rencontre Lisée-Mulcair au micro de Richard Martineau sur QUB radio :
• À lire aussi: Erin O’Toole veut passer un contrat avec les Québécois
• À lire aussi: Pas de vaccination obligatoire pour les candidats conservateurs
• À lire aussi: O’Toole s’attaque à l’éthique de Justin Trudeau

Lors d’une annonce devant plusieurs militants et candidats rassemblés sur le tarmac de l’aéroport de Québec, M. O’Toole a dévoilé en bloc plus d’une dizaine de promesses qu’il veut réaliser dans les 100 jours suivant l’élection.

« C’est avec une main tendue que je viens vers vous ce soir. Après six ans du gouvernement centralisateur de Justin Trudeau, on a besoin de changement », a lancé le leader conservateur.
Notre Contrat avec les Québécoises et les Québécois c'est un engagement envers le Québec pour relancer l’économie, développer les régions et défendre la nation québécoise. #Agirpourlavenir pic.twitter.com/YYYXlSAECZ
— Parti conservateur (@PCC_HQ) August 18, 2021
À l’instar de son prédécesseur, Andrew Scheer, M. O’Toole promet d’augmenter les pouvoirs du Québec en matière d’immigration, comme le réclame le premier ministre François Legault.

Le chef du PCC s’engage aussi à appliquer la loi 101 aux entreprises à charte fédérale, et promet de négocier l’établissement d’une déclaration de revenus unique tout en maintenant les centres fiscaux de Jonquière et de Shawinigan.
Avortement et environnement
M. O’Toole en a profité pour affirmer clairement ses positions sur des enjeux qui sont souvent venus hanter les conservateurs par le passé.
« Je suis pro-choix et j’ai toujours été pro-choix », a dit le chef du PCC. S’il parvient à écarter Justin Trudeau du pouvoir, son gouvernement respectera « les droits humains, incluant le droit pour les femmes de choisir pour elles-mêmes, point final », a-t-il laissé tomber.

« Je crois aux changements climatiques », a aussi assuré M. O’Toole.
À l’attaque
L’opération séduction s’est poursuivie au pied du projet « 737 », où il a pris un bain de foule. « On doit rétablir la confiance des Québécois dans notre parti », a-t-il avoué.
Il a qualifié le Bloc québécois de « parti symbolique », en rappelant que la formation souverainiste n’a pas la capacité de déloger les libéraux du pouvoir.
L’éthique de Trudeau attaquée
En début de journée, c’est à l’éthique de Justin Trudeau qu’il s’est attaqué, déterrant les scandales libéraux pour mieux vendre sa promesse d’adopter une loi fédérale anticorruption.

Comme prévu dans sa plateforme électorale, dévoilée en début de semaine, le leader du Parti conservateur du Canada s’est engagé à augmenter les amendes en cette matière de 500 à 50 000 $.
Il a rappelé que Justin Trudeau et Bill Morneau n’avaient fait face à aucune pénalité malgré leurs manquements éthiques, notamment dans les affaires SNC Lavalin et WE Charity.
« Ils ont volontairement et régulièrement manqué à leurs promesses de transparence », a déploré le chef du PCC.