Une Québécoise est l'une des premières à recevoir ce traitement contre la maladie d'Alzheimer récemment approuvé par Santé Canada

Équipe Salut Bonjour

2026-01-22T16:03:28Z

En octobre 2025, un traitement novateur qui cible une cause sous-jacente de la maladie d’Alzheimer, a été approuvé par Santé Canada. Le 21 janvier dernier, Nathalie Allaire est devenue l’une des premières dans la province à l’avoir reçu.

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Revoyez la chronique complète dans la vidéo en tête d'article.

Le Dr.Paolo Vitali, neurologue et neuropsychologue au Centre de recherche et d’études sur le vieillissement de l’Université McGill et à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas, est avec nous et a eu la chance de discuter avec elle.

D’abord, quel est ce traitement et en quoi il consiste ?  

Ce traitement doit être administré aux premiers stades de la maladie pour ralentir la progression. Il a été approuvé par Santé Canada en octobre 2025.

C’est une infusion de Leqembi (Lécanemab) qui s'attaque aux plaques amyloïdes et qui est capable de les enlever du cerveau de façon très efficace. Ce qui permet de ralentir la progression de la maladie d'environ 1 an à 4 ans. «C'est maintenant un outil que l'on peut offrir à nos patients. Nathalie a effectivement été l'une des premières à recevoir ce traitement, hier. Je suis très content pour elle et pour son mari aussi.»

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À qui s'adresse ce traitement?

«C'est important à souligner. Il y a beaucoup de craintes que ce médicament soit offert à toute la population en général. Ce n'est pas vrai, il faut sélectionner, bien sélectionner nos patients. Il s'adresse d'abord aux patients qui ont une maladie d'Alzheimer prouvé par des biomarqueurs. Vous savez, la maladie d'Alzheimer se caractérise initialement par l'accumulation de la plaque amyloïde. Il faut donc prouver que dans le cerveau des patients, il y a bien des plaques. (...) Il faut aussi être au stade symptomatique précoce, donc au stade que l'on appelle «trouble cognitif léger» (...), mais où notre autonomie est encore bien préservée ou une légère atteinte de l'autonomie. (...) Il y aussi une variante génétique que l'on appelle «APOE4e4», c'est un facteur bien connu pour développer les plaques amyloïdes, il faut donc ne pas être porteur de la variante.»

Est-ce que c'est un médicament qui stop la progression ou qui ne fait que retarder l'apparition de prochains symptômes?

«Malheureusement, il s'agit d'un médicament qui va ralentir la maladie, mais qui ne va pas l'arrêter. Il faut que je sois bien clair, la maladie va progresser, il faut être clair avec nos patients, mais ça va ralentir d'environ 30% les déclins cognitifs et fonctionnels.»

Il faut savoir que c’est un médicament qui n’est pas encore couvert par les régimes publics d’assurance médicament. Et est-ce dispendieux ?  

«Effectivement, malheureusement, ça n'a pas été approuvé pour la couverture publique. Je sais que la compagnie est en train de resoumettre pour une évaluation dans les prochains mois, années. Le prix du médicament varie en fonction du poids du patient, mais on parle quand même d'environ 32 000$ par année pour les patients qui ne sont pas couverts, donc pour la population actuellement au Québec et au Canada.»

Parlez-nous de cette patiente, Nathalie, qui a reçu sa première infusion hier. Pourquoi était-elle éligible à recevoir ce traitement et comment ça s’est passé ?  

Nathalie a 55 ans. À l’hiver 2024, elle a reçu un diagnostic d’Alzheimer à début précoce. Elle a décidé de se l’offrir pour ralentir la progression de la maladie et de préserver potentiellement son autonomie. Tout s’est bien déroulé.Elle devra faire une infusion aux deux semaines jusqu’à un stade plus avancé de la maladie.

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