«La Voix»: À 57 ans, René Lajoie se lance dans l’aventure poussé par un ami chanteur bien connu
Nathalie Slight
Originaire de la Beauce, René Lajoie est membre du quatuor vocal Tocadéo depuis 18 ans. Mais le chant n’est pas son seul talent ! Celui qui a passé le cap des Duels dans l’équipe de Mario Pelchat manie aussi bien le pinceau que le micro, puisqu’il fait notamment la restauration de chevaux de carrousel !
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René, comment la musique est-elle entrée dans ta vie ?
Au secondaire, mon professeur de musique m’a entendu chanter dans le corridor et il m’a proposé de me joindre à Secondaire en spectacle. J’ignore comment il a décelé que j’avais une belle voix, puisque je gueulais pour faire rire mes amis ! J’ai accepté son invitation, et pas à moitié, puisque j’ai interprété We Are the World ; la prestation d’André-Philippe Gagnon au Tonight show m’avait inspiré. C’est vraiment ce qui m’a donné la piqûre de la scène. Je n’ai pas cessé de chanter depuis !
Avec le talent exceptionnel que tu possèdes, comment se fait-il que le public ne te connaisse pas plus que ça ?
Il y a eu des périodes de ma vie où je me suis consacré uniquement au métier de chanteur, par exemple, lorsque j’ai participé aux comédies musicales Le Petit Prince, Don Juan et Les Misérables. Mais la plupart du temps, comme beaucoup d’artistes, j’exerçais un autre métier.



Dans quel domaine ?
Dans le lettrage de véhicules commerciaux. À l’époque où j’ai débuté, tout était peint au pinceau, à main levée. Ça me permettait d’assouvir mon côté artistique autrement que dans la musique. Depuis, la technologie a changé, les autocollants sont imprimés par ordinateur. Mais je n’ai pas abandonné le pinceau pour autant ! Maintenant, je restaure des vieux chevaux de carrousel. Leur donner une seconde vie, c’est l’une de mes grandes passions. Et naturellement, je peins en chantant !


Habites-tu toujours en Beauce ?
Non. Au début de la trentaine, j’ai quitté mon coin de pays pour m’installer à Montréal et poursuivre ma carrière de chanteur. J’ai même sorti deux albums de chansons originales écrites par un auteur-compositeur originaire de Toulouse que j’avais rencontré sur une comédie musicale. Je lui racontais ma vie, et à partir de ces informations, il créait des chansons spécialement conçues pour moi. La plus belle est sans aucun doute Là-haut, qui raconte l’histoire de mon père, décédé lorsque je n’étais âgé que de quatre ans.
Chantes-tu toujours cette chanson aujourd’hui ?
Oh ! Que oui ! Je vais la traîner dans mes bagages toute ma vie. Comme j’ai grandi dans un environnement familial bienveillant, l’absence de mon père ne m’a jamais fait souffrir. Ce n’est que lorsque je suis devenu père à mon tour que j’ai réalisé à quel point cette épreuve m’avait marqué.
Combien as-tu d’enfants ?
Deux. Mon fils, Anthony, né d’une précédente relation, et la fille de ma conjointe, Kim, que j’ai adoptée. Ils sont aujourd’hui âgés de 23 et 21 ans. Ils ne chantent pas, mais ils sont super fiers de me voir participer à La Voix.
La Voix en est à sa 11e saison. Pourquoi n’as-tu pas tenté ta chance avant ?
C’est mon bon ami Christian Marc Gendron qui m’a convaincu de participer cette saison. J’ignore ce qui me retenait de soumettre ma candidature avant. Peut-être la peur qu’aucune chaise ne se retourne, alors que j’exerce mon métier depuis plusieurs années... En tout cas, ma femme, Julie, était bien contente que je tente enfin ma chance à La Voix. Elle aussi me répétait, année après année, que je devais participer.

Jusqu’à présent, comment trouves-tu ton expérience ?
Ça fait du bien de se mettre en danger à 57 ans. J’ai plongé dans cette aventure avec l’envie de transmettre ma passion de la chanson française aux plus jeunes participants. Mais finalement, j’ai beaucoup appris d’eux. L’enthousiasme qu’ils ont est contagieux : ça m’a donné le goût de continuer de rêver. Après La Voix, je vais travailler sur des projets personnels et poursuivre les spectacles avec mon groupe Tocadéo. On s’est connus il y a 18 ans sur la comédie musicale Don Juan et on a toujours autant de plaisir à chanter ensemble.