«Depuis aussi longtemps que je me souvienne, j'étais passionnée des baleines» : le parcours inspirant de Vikie Pedneault (Biolovik)

Équipe Salut Bonjour

2026-02-11T15:03:38Z

C'est la Journée internationale des femmes et des filles de science des Nations Unies. Et pour l'occasion, nous avons eu la visite d'une passionnée des sciences: Vikie Pedneault. Elle est entrepreneure, biologiste et utilise ses plateformes pour créer du contenu dynamique, drôle et instructif sur la biologie.

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Revoyez l'entrevue complète dans la vidéo en tête de cet article.

L'occasion de te recevoir c'est pour parler de la Journée internationale des femmes et filles de science. Ça s'en vient au mois de février, c'est le 21 février. Je suis curieuse de savoir, toi, dans ton parcours de biologiste, ça arrive quand l'éveil de la science?

«C'est une bonne question. Tu sais depuis aussi longtemps que je me souvienne, moi j'étais passionnée des baleines, je marchais, je comptais mes pas, puis là je regardais derrière moi puis je me disais: «Ok, une baleine c'est long comme ça.» Je pense que ça a vraiment passé par le monde marin, mais la science en général c'est c'est juste d'être curieux-là. Je pense que tu peux l'avoir très, très tôt cet éveil-là.»»

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Comme jeune fille, te souviens-tu que tu étais appuyé par des gens qui disaient «Oui, oui la science, il y de la place pour toi là-dedans.»

«Oui, oui quand même. Rapidement je lisais beaucoup de livres, d'encyclopédie, des affaires sur les baleines, ça a beaucoup passé par la communication, ce n'est pas pour rien que j'en suis où j'en suis. Donc les gens acceptaient de recevoir cette communication-là, cette vulgarisation-là, je pense ça a été ça le support que j'ai le plus reçu, de se montrer intéressés-là.»

C'est quoi l'importance pour toi d'une Journée internationale des femmes et filles de sciences?

«Il faut donner de la visibilité aux femmes en sciences parce qu'on ne sait pas en fait ce serait quoi la proportion si les femmes n'étaient pas gênées, les jeunes filles n'étaient pas gênées d'aller étudier dans ces milieux-là, s'il n'y avait pas de de préjugés dans leur tête. Peut-être qu'on n'en serait pas à 50-50, mais on ne serait certainement pas à genre 10%. (...) Dans les grandes découvertes depuis des années, il y a presque toujours une femme qui est impliquée là-dedans, donc je pense qu'il faut en parler plus puis dédramatiser ça vraiment.»

Tu as de nombreux projets, on les voit tous sur tes réseaux sociaux, c'est vraiment intéressant de te suivre, tu des champs d'intérêt variés, mais il y a un projet particulier avec ton conjoint, vous avez acheté un voilier, un bateau qui s'appelle La toison d'or, petit clin d'oeil à Tintin.

«La personne qui l'a appelé comme ça, c'est vraiment pour l'origine avec la peau de mouton qui servait à récolter de l'or.»

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Alors ce bateau-là, qu'est-ce que vous voulez en faire? Parce qu'il avait besoin d'amour quand vous l'avez acheté.

«Ah oui, puis elle a encore besoin d'amour, ça c'est clair, mais ce qu'on désire vraiment faire avec ça, c'est connecter les gens avec le fleuve Saint-Laurent, présenter notre fleuve, sa biodiversité, sa navigation. Le fleuve, c'est un outil et mercantile pour le trafic maritime et de biodiversité. C'est ce qui va nous nous sauver de tous les bords-là à mon avis-là. C'est vraiment notre ressource la plus précieuse, c'est le patrimoine culturel, économique, naturel du Québec. Bref, c'est sûr que je suis vendue pour le fleuve, puis ce bateau-là sert un peu comme d'une mascotte pour ouvrir cette discussion-là.»

Tu es une fille de ton temps aussi, les réseaux sociaux, tu les utilises pour passer quel genre de message, qui tu veux intéresser avec tout ce que tu fais entre autres sur Instagram et TikTok?

«Oui, je te dirais, je vais faire la réponse facile : tout le monde, mais naturellement, je pense que c'est d'aller rejoindre les personnes qui n'ont pas l'habitude de s'intéresser à ces sujets-là parce qu'en utilisant l'accent du Saguenay-Lac-Saint-Jean, l'humour, je présente un modèle qui est très, très facile d'approche. Je suis facilement identifiable, rejoignable, on peut me parler. Fait que je pense que d'utiliser ces modèles-là, ça fait en sorte que les gens un petit peu plus distants du fleuve, que ce soit émotionnellement ou même géographiquement au Québec, bien, ils réussissent quand même à connecter avec ce fleuve-là.»

Le samedi 21 février prochain aura lieu l’événement « Femmes et filles de science » au Centre des sciences de Montréal.

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