«J'essaie d'aider comme moi j'ai été aidé par le passé» : Jonathan Roberge de nouveau porte-parole pour cette cause qui lui tient à coeur

Équipe Salut Bonjour

2026-01-20T17:05:55Z

Depuis maintenant 3 ans, Jonathan Roberge est porte-parole de l’AQPS (l’Association québécoise de prévention du suicide). Il nous a rendu visite ce matin pour nous parler de la 36e semaine de prévention du suicide et de l'importance de cette cause.

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Le thème de l’édition 2026 est « Tendre la main, soutenir l’espoir ». Cette campagne met de l’avant l’importance du soutien, de la bienveillance et de la solidarité envers les personnes en détresse. Elle nous rappelle que chacun de nous peut jouer un rôle pour prévenir le suicide en tendant la main à ceux qui en ont besoin.

Pour une 3e année tu es porte-parole de cette campagne, c'est quoi l'importance de cette cause pour toi? 

«J'ai eu une passe très difficile entre 2009 et 2011, j'ai eu des idées noires et des gens m'ont aidé. Je trouvais que comme humoriste ou comme «face connue», j'avais envie que ma grosse face de Ewok serve à quelque chose, outre que faire des blagues. J'essaie d'aider comme moi j'ai été aidé par le passé.»

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Le thème cette année, c'est «Tendre la main, soutenir l'espoir», qu'est-ce qu'on décode de ça?

«Ça fait des années, je pense, qu'avec la santé mentale on a réussi à convaincre des gens d'aller chercher de l'aide, de tendre la main, d'accepter de «Aide-moi», l'image est forte. J'adore le «brand», j'adore les «posters» qu'ils ont fait. Tendre la main, ce n'est pas juste aller chercher de l'aide, c'est aussi de l'offrir cette aide. Et ça, j'aime beaucoup, beaucoup cette approche-là et je crois qu'on est rendu au stade où n'importe qui ici pourrait demander à un collègue de travail «Est-ce que ça va?», «Est-ce que tu as besoin d'aide?», «J'ai remarqué que ces temps-ci, tu n'allais pas très bien.». Moi, j'ai envie que les gens se posent cette question-là. (...)»

Trouves-tu que les choses ont changé, qu'on est capable de nommer? 

«Je crois que c'est un énorme mythe que l'on est en train de déboulonner depuis quelques années. Parler du suicide ne va pas inciter au suicide, parler du suicide et parler de solutions, ça aide les gens à aller chercher de l'aide. Plus on va en parler, plus on ne va pas banaliser le sujet (...), j'ai vu une amélioration. Moi, dans ma famille, ça se dit quand on ne va pas bien ou on a besoin d'aide. Je crois que depuis quelques années, on est de plus en plus à l'aise, j'aimerais ça qu'on le soit plus, ça inciterait les gens à chercher plus d'aide.»

Quand tu as traversé tes difficultés, qu'est-ce qui t'a aidé?

«La journée qu'on m'a fait comprendre que ça pouvait arrêter, ma douleur. J'étais pris dans un cercle vicieux, je fais des attaques de panique dans la vie, et j'en faisais continuellement, plusieurs fois par jour, j'avais peur de faire d'autres crises et je voulais juste que ça arrête. La journée que j'ai compris qu'il y avait des médicaments pour m'aider... Au début, j'étais orgueilleux comme bien du monde, «Non, non, j'ai pas besoin de ça.» J'en ai pris, les crises ont arrêté, j'ai retrouvé le bonheur de vivre et je ne peux même pas concevoir que j'ai déjà eu ces idées noires, je ne peux pas concevoir que par orgueil, je ne voulais pas prendre de médicament, que je ne voulais pas aller voir de psy. La journée qu'un ami m'a dit «J'ai traversé la même chose que toi.», qu'il m'a décrit tous mes symptômes, qu'il m'a donné le numéro de téléphone d'une psy, ça a changé ma vie. J'ai des amis en or, les meilleurs amis du monde, ils cuisinaient pour moi, ils me prêtaient leur chien pour que je dorme en cuillère avec un chien, tout le monde venait me voir à tous les jours et je veux rendre aux gens, c'est pour ça que je m'implique autant.»

Ressources d’aide disponibles 24/7 

  • 📱 Par texto au 53 53 53 
  • 💬 Par clavardage sur suicide.ca 
  • 📞 Par téléphone au 1 866 APPELLE

36E SEMAINE DE PRÉVENTION DU SUICIDE du 1er au 7 février

Revoyez l'entrevue complète dans la vidéo en tête de cet article.

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