« Quand ma psy rit, je me dis que ça va parler au monde » : Coco Belliveau transforme sa vie en premier one-woman-show
Équipe Salut Bonjour
Connue du grand public grâce à Big Brother, Les Traîtres et Zénith, Coco Belliveau monte enfin sur scène avec son tout premier one-woman-show, Cocologie (n.f.). La première montréalaise aura lieu le 10 février au Gésu, suivie de la première à Québec le 12 février à la Salle Octave-Crémazie.
Rencontrée en studio, l’humoriste nous parle de ce spectacle très personnel, de thérapie, de rodage intensif... et de homards!
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Revoyez l'entrevue complète dans la vidéo en tête de cet article.
Coco, la première montréalaise arrive très vite. Comment tu te sens à quelques jours de ce grand moment?
«Je suis vraiment dans l’excitation... et un peu dans l’angoisse aussi! Il va y avoir beaucoup d’amis et d’humoristes dans la salle et je ne veux pas les décevoir. Ma mère m’a suivie en rodage et honnêtement, c’était le plus beau cadeau de Noël que je pouvais lui faire.»
Le spectacle s’intitule Cocologie (n.f.). D’où vient ce titre?
«J’ai entendu ce mot-là et je l’ai trouvé tellement beau. Il évoquait plein de choses pour moi. Je l’avais en banque depuis longtemps comme titre de show. Je me sens un peu philosophe et, comme je suis sur le spectre de l’autisme, j’ai aussi une perspective différente sur le monde. Cocologie, ça résumait bien ça.»
Tu as commencé à travailler sérieusement sur ce spectacle quand?
«Je pensais pouvoir écrire pendant mon deuxième passage à Big Brother, mais j’étais toujours en danger, donc ça n’a pas tant marché! Le vrai travail a commencé en mars dernier. J’ai beaucoup rodé, de façon très intensive. Mon dernier rodage s’est super bien passé. Il reste quelques cues sonores à placer, mais sinon, on est là.»
Tu dis souvent que la thérapie nourrit ton humour...
«Oui! Quand je raconte quelque chose à ma psy et qu’elle rit, je le note. Je me dis que si ça la fait rire, ça va parler au monde. Elle m’a même déjà dit : “Note-le pour ton show.” Souvent, ce sont les affaires les plus simples qui touchent le plus les gens.»
Qu’est-ce que tu avais envie d’offrir avec ce premier spectacle?
«Quand mon équipe m’a demandé d’écrire ma bio avant même que le show existe, le mot qui me revenait, c’était “sorcières”. Avant, les sorcières faisaient peur. Aujourd’hui, ce sont des femmes sensibles, bienveillantes, spirituelles. J’aime l’idée de prendre des choses perçues comme négatives et de les transformer en force.»
Sur scène, tu te permets aussi beaucoup d’improvisation.
«Oui, j’adore ça. J’ai un background de comédienne, donc je voulais quelque chose de très incarné. Je suis plus physique que ce que les gens pensent — moi-même, je me suis surprise! Je veux que le public sente que je suis unique, que ce spectacle-là, c’est juste moi.»
Tu viens de Grand-Sault, au Nouveau-Brunswick. Qu’est-ce qui ne te quittera jamais?
«Quand je vais dans un party, j’apporte toujours des cuillères de bois, un gazou, des petites maracas de mains. J’ai grandi avec des musiciens, c’est très Nouveau-Brunswick! Mon côté québécois, par contre, c’est clairement mon chum.»
Tu es nommée Révélation de l’année au gala des Olivier. Qu’est-ce que ça représente?
«Ça arrive vraiment au bon moment. Je suis super flattée... et oui, je suis d’accord avec la nomination! (rires) Plus jeune, je regardais Lise Dion en DVD. Je n’avais pas nécessairement perçu l’humour comme un métier, je voulais surtout écrire — et aujourd’hui, c’est exactement ce que je fais.»
Et la suite, tu la vois comment?
«J’écris tout le temps. Je documente ma vie. J’ai déjà hâte d’écrire le prochain spectacle. J’aimerais aussi rejouer du drame, écrire un livre... J’ai même sorti un EP de rap, Succès souvenirs ’91. J’aime toucher à tout!»
Les billets pour Cocologie sont disponibles dès maintenant sur le site officiel de Coco Belliveau, juste ici.