Vous avez de la difficulté à dormir? La clé de votre sommeil se trouve peut-être dans votre assiette!

Équipe Salut Bonjour

2026-03-09T13:19:23Z
2026-03-10T14:42:31Z

Et si la clé d’un meilleur sommeil se trouvait dans votre assiette ?

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Dormir suffisamment n’est pas toujours facile. Entre le stress, les écrans et le changement d’heure, plusieurs facteurs peuvent perturber nos nuits. Mais saviez-vous que notre alimentation joue aussi un rôle majeur dans la qualité de notre sommeil ?

Dans son livre Mieux manger pour mieux dormir, la docteure en nutrition Marie-Pierre St-Onge s’intéresse à ce lien. 

Le rôle clé des hormones du sommeil

« Comment on dort la nuit peut avoir une influence sur notre alimentation durant le jour, et ça peut aussi avoir un impact sur notre sommeil la nuit suivante », explique-t-elle.

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Ses recherches démontrent d’ailleurs qu’une alimentation saine est associée à une meilleure qualité de sommeil et à un risque réduit d’insomnie.

À l’inverse, le manque de sommeil peut aussi influencer nos choix alimentaires.

« Dans nos recherches, on a vu que les gens mangent environ 300 calories de plus quand ils dorment moins bien », précise la docteure en nutrition.

Lorsque le cerveau est fatigué, les zones associées aux récompenses et aux plaisirs alimentaires s’activent plus facilement, ce qui nous pousse souvent vers des aliments plus riches.

Gare à la désinformation, toutefois : la croyance populaire selon laquelle certains aliments provoquent des cauchemars n’est pas basée sur des faits.

« Il faut aussi tempérer ses attentes, nuance-t-elle. Ce n’est pas en mangeant un aliment en particulier que le sommeil sera magiquement réparé. On propose des petits pas à prendre pour améliorer progressivement le sommeil. »

L’importance du moment des repas

L’heure à laquelle on mange peut également influencer la qualité de notre séjour dans les bras de Morphée.

La spécialiste recommande d’éviter les repas trop copieux juste avant le coucher. « Un gros repas près de l’heure du sommeil, ce n’est pas une bonne idée », explique-t-elle.

Mais il ne faut pas non plus aller au lit l’estomac vide : « Il faut trouver un équilibre. Si on va se coucher affamé, on peut avoir de la difficulté à rester endormi toute la nuit. »

Miser sur les bons aliments

Dans son livre, Marie-Pierre St-Onge privilégie surtout une approche positive.

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Plutôt que de se concentrer sur les aliments à éviter, elle préfère parler de ceux qui peuvent favoriser un meilleur sommeil.

« C’est toujours facile de dire qu’il ne faut pas manger ceci ou cela. Mais la vraie question, c’est : qu’est-ce que je peux manger ? »

Elle suggère notamment de privilégier les fruits et les légumes, les grains entiers, les noix et les graines, ainsi que les protéines végétales. Ce type d’alimentation se rapproche notamment du régime méditerranéen.

En rafale, voici des conseils qu’elle partagerait avec n’importe quelle personne voulant améliorer sa santé, de l’assiette à l’oreiller :

  • Maintenir une routine stable pour l’heure des repas et du sommeil  ;
  • Se méfier des calories dans les breuvages sucrés  ;
  • Réévaluer sa consommation de caféine (avec l’âge, on a plus de difficulté à la gérer)  ;
  • Introduire des fruits et légumes congelés dans son alimentation si l’accès aux produits frais est plus difficile  ;
  • Utiliser l’alcool comme sédatif  ;
  • Penser qu’une mauvaise alimentation toute la journée peut être récupérée par un bon repas.
Des recettes santé et savoureuses

Afin d’inviter les lecteurs à mettre en pratique ces conseils, la Dre St-Onge a fait équipe avec la rédactrice en chef du magazine new-yorkais Saveur, Kat Craddock. Ainsi, pas question de proposer des recettes fades qui n’ont que leur valeur nutritive comme qualité.

« J’ai évalué toutes les recettes d’un point de vue nutritif et je voulais être certaine qu’elles ne contiennent pas trop de sucre, de sels ou gras saturés, explique la Québécoise. Kat vient du domaine de la restauration et elle voulait évidemment que ça goûte bon aussi. »

  • Mieux manger pour mieux dormir, Marie-Pierre St-Onge et Kat Craddock, Les Éditions de l’Homme, 288 pages.
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