«Je me sens très ancrée» : Maripier Morin souligne ses 5 ans de sobriété

Équipe Salut Bonjour

2026-02-23T16:44:35Z

Maripier Morin est ambassadrice du « Défi 28 jours sans alcool » de la Fondation Jean-Lapointe. Elle nous a rendu visite ce matin pour nous parler du Défi et nous en avons profité pour prendre de ses nouvelles.

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Revoyez l’entrevue complète dans la vidéo en tête de cet article

Défi 28 jours sans alcool, on est dans le dernier droit. Qu’est-ce qu’on peut faire, comment aider la fondation ?

« C’est super facile. Il y a plein de gens qui font le mois sans alcool sans nécessairement faire la petite contribution monétaire, puis il y a, quand on arrive sur le site, il y a un onglet où on peut donner 28 dollars. Mais après ça, peu importe le montant du don, ça fait toujours une différence au bout de la ligne, on est à 423 000 dollars, on est dans le dernier droit comme. L’objectif, cette année, est encore une fois de ramasser 500 000 dollars pour faire de la sensibilisation dans les écoles, pour accompagner les gens aussi qui vont être admis à la maison Jean Lapointe. C’est des sous qui font du chemin parce que chaque personne qui est atteint d’un trouble de dépendance, c’est au minimum 10 personnes qui seront impactées autour de lui, que ce soit la famille, les proches, les collègues de travail. Donc, c’est c’est ça l’affaire, c’est que la dépendance a des répercussions sur un vaste réseau, mais une personne qui se rétablit, c’est exponentiel. On dit que ça ça ça ça va jusqu’à, je pense, 35 personnes que cette même personne-là va impacter positivement. Donc je pense que ça vaut la peine de le faire, puis le Défi 28 jours, moi je l’aime ce mouvement-là parce que c’est un mouvement qui n’est pas moralisateur. C’est vraiment juste de se poser des questions puis de revoir ses habitudes de consommation, « Pourquoi là, à soir je prends un verre de vin ? Pourquoi j’ai besoin ? Qu’est-ce que ça dit de moi ? » On connaît tout le verre de la grosse journée. Tu as juste besoin de prendre un verre et de respirer. Le contenu du verre n’a pas d’importance, l’importance, c’est la respiration qui vient avec. Fait que de mettre quelque chose dans ce verre-là qui est non alcoolisé, qui peut être un quelque chose comme une eau pétillante, peu importe, mais c’est le rituel, c’est de prendre le temps de se déposer après la grosse journée, puis de de ne pas faire comme si ça n’existait plus cette affaire-là. Ce moment-là pour soi, il est ultra important, mais après ça, on n’est pas obligé de mettre quelque chose qui a de l’alcool dedans. »

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Tu as souligné quand même 5 ans de sobriété. Est-ce que c’est un un anniversaire important ?

« Tu le dis, j’ai encore des frissons. Oui, parce que moi j’aime les chiffres ronds. 5 quand même, ça veut dire beaucoup. Et en 5 ans, j’ai fait plein de choses. Il y a plein d’affaires qui sont arrivées dans ma vie, la naissance de mes 2 enfants, la reprise du travail. Il y a eu évidemment, je ne peux pas passer sous silence le décès de mon frère, puis de réaliser que dans aucun de ces événements-là, qu’ils soient joyeux ou non, j’ai pensé y retourner. Ça veut dire qu’il y quand même une consolidation de cette sobriété-là qui se dépose à l’intérieur de moi, qui fait en sorte que aujourd’hui, je mesure cette vie-là et je l’attaque avec un oeil qui est différent. Puis tu sais, mon père a fait le 28 jours dans l’année où moi j’ai arrêté de consommer, donc en 2021. Et il a célébré lui aussi son 5 ans cette année. Fait que je trouve ça doublement touchant de voir que cette sobriété-là, que ce ce chemin-là que moi j’ai attaqué, mais il y mon chum qui s’est joint à la course, il y mon père qui s’est joint aussi. Je vois dans nos cercles d’amis que la consommation a pris un nouveau visage. Puis je trouve ça le fun parce que pour plein de raisons, les gens varient les plaisirs maintenant. Pas juste parce qu’elles sont alcooliques, sont dépendants comme moi, parce qu’il y a des gens qui veulent faire un marathon, parce qu’il y des gens qui ont des ennuis de santé, parce qu’ils ont des jeunes enfants. Et moi là, je ne pas imaginer une vie où je consomme. Ève-Marie, quand je me lève le matin à 5h45 parce que mes enfants ont décidé qu’ils déclochaient. Moi si j’ai pris 3, 4, 10 verres la veille, je suis pas apte à m’occuper de mes enfants. »

« Ce chemin-là, c’est une vie durant. Puis en ce moment, je me sens très ancrée parce que je pense que ma maternité prend beaucoup de place. Mais ça se peut que dans 3 ans, dans 4 ans, je pogne un mur, puis que là, je sois fragile, que je sois fragilisée et ce chemin-là n’est pas plus facile ou moins facile parce que tu as 5, 6, 10 ans en arrière. Moi, dans les salles de meeting, j’en ai entendu plein des histoires que après 10 ans de sobriété, des gens se sont enfargés, après 15 ans de sobriété, sont retournés, parce que la vie t’envoie toujours des obstacles, puis des petites bosses sur ta route qui font en sorte que c’est jamais gagné. Fait que moi à chaque jour où je consomme pas, même si là, oui ça peut donner l’impression que c’est un acquis, mais je sais profondément que ça ne l’est pas. »

Pour plus d’informations sur le Défi 28 jours, consultez le site du Défi.

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