Super Bowl: une québécoise danse pour Bad Bunny et nous dévoile tous les détails croustillants des coulisses

Équipe Salut Bonjour

2026-02-09T16:47:19Z

Après avoir partagé la scène avec plusieurs gros noms de l'industrie musicale, la danseuse Carol-Ann Vézina a pu ajouter un autre exploit à sa feuille de route : danser à la mi-temps du Super Bowl aux côtés de l'artiste portoricain Bad Bunny. Rappelons d'ailleurs qu'il s'agissait du tout premier spectacle de la mi-temps entièrement en espagnol!

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Revoyez l'entrevue complète dans la vidéo en tête de cet article.

Comment tu te sens? Surtout après avoir vécu et avoir participé à cette page d'histoire qui s'est écrite hier aux côtés de Bad Bunny?

«Absolument! Remplie d'émotions. Je dois encore «process what happened last night». Vraiment, c'était une grande soirée et vraiment, je me sens privilégiée d'avoir pu faire partie de ce moment, absolument.»

Comment ça se prépare? Nous, on a vu le résultat hier, mais vous avez pratiqué combien de temps? Qu'est-ce qu'on vous dit? Vous ne devez rien divulguer comme information. Raconte-nous un peu tout le processus.

«Il y eu d'abord, il y eu des auditions, évidemment, pour faire partie de ce show-là. Donc, il y a eu des auditions au mois de décembre. Ça s'est étalé environ sur une semaine. Ensuite, call back et tout ça. Et ensuite, j'étais de retour à Montréal pour le temps des fêtes et j'ai reçu un courriel de mon agence disant «Congrats, you made it.» Et là, on repart pour Los Angeles. Et on était en répétition, nous, depuis le 7 janvier, donc tout le mois de janvier jusqu'à hier soir. Et c'est vraiment très confidentiel. J'ai fait quelques shows dans ma carrière et pour la première fois, on prenait notre téléphone, on le fermait dans un sac pour vraiment être sûr qu'il n'y aucune information qui soit divulguée. Donc, confidentiel à 100%. Pour ce qui est de Lady Gaga et des artistes invités, on ne savait pas. On a su quand même avant vous, bien évidemment, mais tout le temps qu'on était à L.A., on n'avait aucune idée. La chanson que Lady Gaga chantait, il nous mettait la version instrumentale, donc c'était impossible de savoir c'était quoi. Et c'est quand on était rendus sur les répétitions à San José ici, on a tous nos in-ears, on fait la répétition, puis là, on commence à entendre, puis on est comme «Attends, une minute, là, là, c'est la voix de Lady Gaga. Je me retourne et je vois Lady Gaga, je suis comme «Impossible!» Mon Dieu, gros moment d'émotion. Puis après ça, Ricky Martin, puis tout ça. Puis là, en plus aussi, il y des artistes aussi dans la casita. Ça ne finissait plus, c'était surprise après surprise.»

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Caro, tu sais, qu'on dit beaucoup dans les machettes ce matin, c'est que l'amour était plus fort que tout dans ce numéro-là, qu'on a propulsé la joie, l'importance de l'unité et que c'était très, très fort comme message. Qu'est-ce que tu ressens d'avoir fait partie de ce moment aussi historique parce qu'une performance complètement en espagnol du début à la fin, ça entre dans les livres d'histoire.

«Oui c'est ça que moi je dis quand on parle avec les gens. C'est sûr que moi, pour ma part, j'ai réalisé un rêve, mais comme je dis, ça va au-delà de la performance elle-même. Comme on dit, c'est un moment historique, c'était fort en émotions, un moment rassembleur qui est super grand pour la communauté latine. Mais je pense pour le monde entier, avec tout ce qui se passe aux États-Unis présentement, je pense que c'est juste un moment qui est très inclusif, rassembleur, qui faisait juste vouloir célébrer, danser et j'espère que les gens ont ressenti ça à travers les écrans, mais vraiment super reconnaissante d'avoir pu faire partie de ce de ce moment et de célébrer avec tout le monde.»

On l'a senti cette célébration-là, ça s'est rendu jusqu'à nous. Mais dans la carrière d'une danseuse comme toi, se rendre à faire le Super Bowl, qu'est-ce qui te reste à accomplir par la suite? J'ai l'impression que c'est tellement une étape importante.

«Non, c'est comme je dis, c'est un «Pinch me moment». C'est comme l'émission télévisée la plus regardée au monde. C'était clairement sur ma ma bucket list, comme on dit. Mais c'est sûr que moi, ça fait 3 ans maintenant que j'ai déménagé aux États-Unis pour essayer d'accomplir des opportunités dans ce genre-là, de plus grande envergure. Ma carrière est établie à Montréal et là, j'étais comme, on fait le saut, on se lance aux États-Unis, mais on sait jamais vraiment. C'est sûr que moi je quitte avec des rêves. Mais là, d'atteindre des moments comme ceux-ci, c'est pas toujours un parcours facile, des hauts et des bas, des sacrifices, beaucoup de sacrifices, mais quand on atteint des moments comme celui-ci, comme hier, c'est comme «Wow», c'est comme merci à moi-même de ne avoir abandonné puis de continuer. Mais après ça, j'entame un autre 3 ans. Donc là, j'ai entamé mon prochain visa de travail, donc j'ai un autre 3 ans. On verra ce la vie me réserve, c'est sûr que j'ai juste envie de continuer, faire plus de shows, voyager.»

Avec qui tu veux danser?

«Avec qui je veux danser? Bien, j'ai pas nécessairement d'artistes spécifique en tête. J'ai fait beaucoup d'artistes quand même... C'est sûr, peut-être un artiste plus pop. Là, je retourne à faire des shows avec Ozuna en Europe bientôt à la fin du mois. Il y a des auditions aussi qui s'en viennent pour d'autres artistes, en tout cas. On ne sait pas. On vit au jour le jour dans ma carrière, c'est ça qui est un peu fou. Ma mère dit «Je ne sais pas comment tu fais parce que c'est stressant au boute, ça change tout le temps.» 

Si Bad Bunny a été inspirant pour une génération d'artistes qui le suivront, sache que tu es tout aussi inspirante, Caro, parce qu'il y plein de danseurs, de danseuses du Québec qui te regardent réaliser le rêve de plusieurs. Alors tu traces un chemin comme ça que plusieurs auront envie de suivre. Alors félicitations pour tout ce que tu accomplis.

«Merci merci. Merci. C'est vraiment gentil.»

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